Il y a 40 ans, la plus grande catastrophe nucléaire de l'histoire se produisait à Tchernobyl. @Pexels
Il y a 40 ans, la plus grande catastrophe nucléaire de l’histoire se produisait à Tchernobyl. @Pexels

Catastrophe de Tchernobyl : 40 ans après, quelles traces à Lyon ?

Il y a 40 ans, l’humanité subissait la plus grande catastrophe nucléaire de son histoire à Tchernobyl, en URSS (aujourd’hui Ukraine). Lyon n’a pas échappé aux dégâts causés par la centrale nucléaire.

Le 26 avril 1986, à 1h23, le réacteur n°4 de Centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, provoquant la pire catastrophe nucléaire de l’histoire. Quarante ans plus tard, ses effets se font encore sentir jusque dans la région lyonnaise.

Contrairement à ce qui a longtemps été affirmé à l’époque, le nuage radioactif a bien touché la France et ne s'est pas poliment arrêté à la frontière. La région Auvergne-Rhône-Alpes a d'ailleurs fait partie des plus touchées du territoire. Les retombées, principalement liées aux pluies, ont contaminé les sols et la végétation.

Dans la foulée, face au manque d’informations officielles, des scientifiques créent en 1986 la CRIIRAD à Valence, devenue depuis une référence en matière de surveillance indépendante de la radioactivité.

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Lyon relativement épargnée par la catastrophe

Aujourd’hui, selon les données de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), la vallée du Rhône fait partie des zones où la radioactivité reste plus élevée qu’ailleurs, avec la Corse et l'Est, même si Lyon se situe dans des niveaux faibles à modérés.

Concrètement, cela signifie que les sols conservent quelques traces d'éléments radioactifs, mais que les produits agricoles comme les légumes ou encore les céréales ne montrent pas de signe de danger.

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Une évolution toujours sous haute surveillance

Si les niveaux de radioactivité ont globalement diminué avec le temps, certains éléments comme le Césium 137, radioactif, restent encore présents. Et ce, pour plusieurs décennies encore. Mais fort heureusement, sa puissance se réduit au fil du temps et les chercheurs restent attentifs à cela.

À Lyon, l’impact est aujourd’hui faible pour la population. Mais l’héritage de Tchernobyl rappelle qu'un accident nucléaire n'est pas à prendre à la légère et que, surtout, ses nuages radioactifs n'ont pas besoin de passeport pour traverser les frontières.

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