Scientifique
Image d’illustration © Pexels / Edward Jenner

Cancer du pancréas : des chercheurs et scientifiques lyonnais font une avancée majeure

Une équipe conduite par des scientifiques du CNRS, du Centre Léon Bérard, de l’Inserm et de l’Université Lyon 1 ont développé un anticorps capable de bloquer l’un des mécanismes de résistance des cellules cancéreuses.

C’est une avancée clinique absolument majeure que des chercheurs et scientifiques ont réalisé dans la recherche contre le cancer. Menée par Patrick Mehlen, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et au Centre de recherche en cancérologie de Lyon (CRCL), une équipe de chercheurs et de scientifiques du CNRS, du Centre Léon Bérard, de l’Inserm et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 est parvenue à développer un anticorps capable de bloquer l’un des mécanismes de résistance des cellules cancéreuses.

En décembre dernier, Patrick Mehlen expliquait dans notre émission 6 minutes chrono précisait : "On associe une chimiothérapie ou une immunothérapie pour éliminer le gros de la tumeur et, en parallèle, on ajoute notre candidat médicament afin d’éliminer ces cellules qui se cachent, de façon à ce que les patients rechutent moins rapidement." Une petite révolution pour la recherche puisque le cancer du pancréas est l’un des plus agressifs, "en raison de la capacité des cellules cancéreuses à résister aux traitements conventionnels, comme la chimiothérapie", rappelle le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon dans un communiqué.

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Un essai clinique de grande ampleur lancé fin 2026

L’anticorps, nommé NP137, a été évalué lors d’un essai clinique de phase 1b, c’est-à-dire qui analyse la sécurité et la tolérance du BI 894999 chez des patients ayant des tumeurs solides ou un lymphome diffus à grandes cellules B. Ce dernier a permis "d’améliorer la réponse à la chimiothérapie et d’augmenter la survie des patient atteints du cancer du pancréas localement avancé, initialement non-opérable", souligne encore le CRCL.

Dans le détail, l’anticorps est capable de se fixer sur la nétrine-1 et d’empêcher l’interaction de la protéine avec son récepteur cellulaire, bloquant ainsi la transition épithélio-mésenchymateuse des cellules tumorales et rendant donc les tumeurs plus sensibles aux traitements. Les premiers résultats ont été publiés ce mercredi 22 avril dans Nature Medicine.

Un essai clinique de grande ampleur devrait être lancé fin 2026 afin de confirmer les résultats.

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