À l’appel de plusieurs collectifs et associations, une mobilisation contre la loi Yadan se tiendra ce mercredi à 18 h 30 place de la République, dans le 2e arrondissement de Lyon.
Portée par la députée de la majorité présidentielle (Renaissance) Caroline Yadan, la loi Yadan continue de crisper les débats. Dans le détail, la loi prévoit d’élargir le délit d’apologie du terrorisme et créerait un nouveau délit "réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d’un État". Le projet de loi établirait également que "la haine de l’État d’Israël" soit "consubstantielle à la haine des Juifs" et que "l’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble".
Un rassemblement place de la République ce mercredi
Si le texte doit être débattu les 16 et 17 avril prochains, il inquiète aussi, même jusque dans une partie de la communauté juive. C’est le cas notamment du collectif juif décolonial et l’Union Juive Française pour la Paix qui, aux côtés de la Fosse aux Lyons ou encore Urgence Palestine Lyon et Young Struggle organisent un rassemblement ce mercredi à 18 h 30, place de la République, dans le 2e arrondissement.
"La proposition de loi de la députée Caroline Yadan vise à criminaliser les critiques de l’État israélien et sa politique en instrumentalisant la lutte contre l’antisémitisme. Elle entend forcer les milieux académiques, médiatiques et citoyens à l’autocensure alors même que la survie du peuple palestinien n’a jamais été autant menacée", écrivent-ils dans leur appel commun. Et d’ajouter : "La loi Yadan, véritable machine à censure et accélérateur d’antisémitisme, doit être rejetée. Elle a pour véritable objectif de museler les critiques de l’État israélien, en violation des principes de l’état de droit et de la liberté d’expression".
Une pétition a par ailleurs été lancée pour demander le rejet de la loi. Elle a déjà récolté plus de 570 000 signatures et devrait donc être débattue en séance publique à l’Assemblée nationale.

Ils oublient de préciser "de critiquer le gouvernement d'extrême droite actuellement au pouvoir en Israël",
et c'est bien le problème qu'ils soulignent ensuite :
oser dire que ce gouvernement est dirigé par des fous de guerre, sera avec cette loi si elle est votée, jugée comme antisémite (et vous enverra en prison) alors que ça n'a rien à voir.