Onze membres de l'ultradroite lyonnaise ont été perquisitionnés ce mardi 24 mars. Ils ont été auditionnés ce mercredi afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de Quentin Deranque.
Nouvelles informations dans l'affaire de la mort de Quentin Deranque, ce militant d'ultradroite mortellement lynché à Lyon le 12 février dernier dans un affrontement avec l'ultragauche. Selon nos confères du Parisien, onze membres de l'ultradroite sont en ce moment auditionnés afin qu'ils s'expliquent à propos violences commises à la fois par le camp des "antifas" et celui des "identitaires" dans les minutes qui précèdent l’agression mortelle de Quentin Deranque, rue Victor-Lagrange (7e arrondissement).
En effet, quelques jours après les affrontements, une première version des faits a été établie par Némésis, un collectif féministe d'extrême droite qui protestait contre l'intervention de la député insoumise Rima Hassan. Le groupuscule avait alors expliqué que les militants assuraient leur sécurité. C'est ainsi que les manifestants auraient subi une attaque surprise de la part de membres de l'ultra-gauche, dont certains d'entre eux appartenaient à la Jeune Garde, mouvement fondé à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault.
Un fumigène projeté vers l'ultragauche
Pourtant, les autorités remettent en cause cette version. Selon les éléments d’enquête réunis par les policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée du Rhône (DCOS), les militants d'ultra-droite dont Quentin Deranque, étaient en majorité encagoulés ou le visage dissimulé par des cache-cols. Ils étaient également en possession d'armes par destination, notamment des parapluies ou des béquilles.
C'est ainsi que dans la première partie du conflit, un fumigène, et une trottinette auraient été projeté vers l'ultra-gauche. Les "antifascistes" auraient ensuite pris le dessus, dans un second temps, poussant leur opposants à la fuite. C'est dans ce cadre que Quentin Deranque aurait subi des coups, isolé.
Onze membres de l'ultradroite dans le viseur des enquêteurs
Le visionnage des caméras de vidéo-surveillance a permis d'interpeller plusieurs suspects qui ont joué un rôle dans l'agression de Quentin. Parmi eux, deux collaborateurs parlementaires du député Raphaël Arnault. Un travail d'identification a également été mené auprès des camarades présents au côté de l'étudiant de 23 ans. A l'heure où nous écrivons, une douzaine d'entre eux seraient désormais connus.
Ce mardi 24 mars, sept d'entre eux, qu'ils soient victimes ou témoins ont été perquisitionnés à leur domicile, et leurs téléphones saisis afin d'apporter des éléments nouveaux. A noter que quatre membres du collectif Némésis ont été la cible d'une opération similaire. Au total, ce sont donc onze membres de l’ultradroite lyonnaise qui sont dans le viseur des enquêteurs, afin de déterminer les circonstances exactes qui ont mené au décès de Quentin Deranque.
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