Olivier Faure Cédric Van Styvendael
Olivier Faure, premier secrétaire du PS et Cédric Van Styvendael, maire (PS) de Villeurbanne

Municipales à Villeurbanne : soutien d'Olivier Faure au maire sortant, il tacle LFI et Mélenchon

A Villeurbanne pour soutenir le maire sortant, le premier secrétaire du PS a salué son bilan, attaqué LFI et dénoncé les propos "intolérables" de Jean-Luc Mélenchon.

A quelques jours du premier tour des élections municipales de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael (PS) multiplie les apparitions aux côtés de grandes figures nationales. Après l'ancien ministre de l'Economie Eric Lombard vendredi, c'est le patron du PS, Olivier Faure, qui s'est déplacé mardi à Villeurbanne. "Je suis venu chercher des gens qui sont inspirants, qui permettent de penser la vie différemment", a expliqué l'Isérois, aujourd'hui député de Seine-et-Marne.

L'occasion pour les deux hommes de se rendre dans les locaux de l'association VIFFIL - SOS Femmes, créée en 1979. "Villeurbanne a pris de l'avance" a commenté Olivier Faure. Plus globalement, celui-ci a félicité l'action du maire sortant, notamment sur le narcotrafic, "un sujet qui empoisonne toutes les collectivités locales." Une action menée par la mairie avec les habitants "qui a permis de repousser les points de deals", avec pour exemple le quartier du Tonkin.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a également salué "un mandat durant lequel les choses ont beaucoup bougé, notamment en matière de mobilités". Et l'élu de citer "les deux lignes de tramway, et les deux lignes de bus" créée pendant le mandat,"importantes dans un contexte de montée du prix de l'essence". "Le maire a vu juste au bon moment, a expliqué Olivier Faure qui "n'en vois qu'un qui puisse demain donner un véritable droit à l'avenir au plus grand nombre, et son nom, c'est Cédric Van Styvendael".

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"Le contrat de confiance est rompu"

A Villeurbanne, Cédric Van Styvendael (PS) fera face à deux autres listes de gauche. D'une part, son mentor, ancien maire de la commune, Jean-Paul Bret (socialiste dissident). De l'autre, Mathieu Garabédian (LFI), actuel adjoint de Cédric Van Styvendael. Olivier Faure a déconcé des candidatures prétextes : "il y a aussi des gens qui peuvent avoir des remords, un ego, un intérêt partisan qui fait qu’on se verrait bien calife a la place du calife."

De son côté, le maire sortant a réaffirmé qu'il n'y aura pas d'accord avec l'extrême gauche LFI, et que "le contrat de confiance est rompu avec celles et ceux qui représentent LFI, pas leurs électeurs". Il poursuit : "Il y a deux options : est ce qu’on veut gouverner les territoires au service des habitants ou est ce qu’on veut se mettre tous derrière un seul homme qui n’a qu’une ambition, devenir président ?". "J'espère que les électeurs insoumis vont comprendre qu'il y a une autre façon d'être à gauche", a ajouté Olivier Faure.

Questionné sur une potentielle alliance à Lyon entre Grégory Doucet et LFI, Olivier Faure s'est agacé de l'omniprésence du parti d'extrême gauche dans les débats : "la vie politique ne tourne pas autour de LFI. Je ne comprends que l'on passe notre temps à répondre à des questions auxquelles on a déjà répondu, et qui intéressent modérément les Français, qui veulent savoir quel sera leur quotidien dans les prochaines années." Il s'est aussi brièvement exprimé sur la candidature de Jean-Michel Aulas, "parti trop tôt en campagne". "Il aurait commencé hier, on se serait pas rendu compte qu’il n’avait rien à nous dire".

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"Ce que Mélénchon a dit était insupportable, intolérable"

Invité à évoquer les récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon jugés antisémites par une partie de la classe politique, Olivier Faure a été clair : "Quand on a sa culture, on ne se permet pas des saillies au relais antisémites. On ne fait pas rire avec des noms antisémites."

Le député socialiste dénonce également une manoeuvre destinée à draguer un certain électorat : "la deuxième faute qu'il commet, c'est de penser qu'en agitant le spectre antisémite, il permettra à une partie de son électorat de sortir de son indifférence et de venir voter aux municipales. C'est laisser penser qu'il y a en France un électorat musulman qui serait identitairement antisémite. Ce que je conteste absolument."

Cependant, Olivier Faure a tenu à rappeler que "la menace en France ne vient pas de la gauche radicale, elle vient de l’extrême droite. C’est elle qui peut gagner des villes, le pays (en 2027 Ndlr), c’est elle qui commande des pays européens.(…) La France Insoumise est une formation politique marginale dans ces municipales".

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