Georges Képénékian
Georges Képénékian

Municipales à Lyon : Képénékian rejette Aulas et Doucet, y compris au second tour, et se positionne en "pôle d'équilibre"

À moins de trois semaines du 1er tour des élections municipales à Lyon, Georges Képénékian tente d'incarner un "pôle d'équilibre" face au "duel stérile" entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet.

Alors que les mauvais sondages s'enchaînent, l'ex-maire de Lyon, Georges Képénékian poursuit son chemin. S'il pointe autour des 2 % dans les dernières enquêtes d'opinion, notamment en raison de la récente dynamique de Grégory Doucet dans le duel qui l'oppose à Jean-Michel Aulas, l'ex-premier adjoint de Gérard Collomb veut incarner un "pôle d'équilibre".

La réforme de la loi PLM "est l'occasion de changer le fonctionnement du gouvernement de cette ville"

Entre la "peur" sur laquelle capitalise selon lui Grégory Doucet, et la "colère" sur laquelle "Jean-Michel Aulas s'est construit", Georges Képénékian veut "retrouver une espérance et un enthousiasme" pour Lyon, "qui mérite mieux que le duel stérile qu'on lui propose aujourd'hui" juge-t-il. Lucide sur ses faibles chances de victoire, il vise les 10 % et un maintient au second tour pour constituer un groupe au conseil municipal, "sans ralliement".

L'ancien maire de Lyon estime en effet que la réforme de la loi PLM qui a modifié le mode de scrutin, et notamment réduit la prime majoritaire pour la liste gagnante, est l'opportunité d'être "une opposition constructive". "Je fais le pari depuis le début que cette réforme est l'occasion de changer le fonctionnement du gouvernement de cette ville et qu'il y aura besoin d'un groupe d'équilibre pour créer des majorités en fonction des projets", dit Georges Képénékian.

Ni Aulas ni Doucet, y compris au second tour

Et dans l'hypothèse d'un score de moins de 10 %, l'ex-maire de Lyon rejette tout ralliement, alors que David Kimelfeld a annoncé lundi qu'il soutenait finalement Grégory Doucet. "J'ai passé six ans à être dans l'opposition. Jusqu'à preuve du contraire et malgré une révision cosmétique, il n'a pas changé sur le fond, je n'ai pas de raison de le rejoindre, à fortiori parce qu'il a des mots ambigus sur son alliance avec LFI", dénonce-t-il. Quant à l'ex-président de l'OL et son "attelage largement dénoncé" par Georges Képénékian, l'ex-adjoint au maire rejette là aussi toute possibilité d'alliance.

Sur le fond, le candidat ainsi que ses deux listes d'arrondissements, et quatre listes métropolitaines mettent au coeur de leur engagement les enjeux de démocratie en proposant notamment de créer "une communauté d'acteurs du prendre soin", qui se déplacerait dans les quartiers "au service des Lyonnais qui souhaitent participer aux projets de la ville". Les priorités affichées sont aussi la construction de 10 000 logements pour les étudiants et les jeunes actifs, l'attribution de logement de fonction pour fidéliser les policiers municipaux, ou encore la création d'une maison des cultures du monde.

Georges Képénékian propose par ailleurs d'installer une cité de l'innovation et de la transition écologique au musée Guimet, ou encore de faire de la place Charles de Gaulle située devant l'auditorium un espace de culture à ciel ouvert. Et alors que les différents candidats ont déjà dévoilé leur programme en intégralité, ne comptez pas sur l'ancien maire pour fournir à la presse et aux Lyonnais un inventaire d'une centaine de propositions, lui juge que ce serait "s'engager sur un branche en train d'être sciée", alors qu'on "ne connaît pas la réalité budgétaire et ce qu'elle sera dans les prochaines années".

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