Nathalie Perrin Gilbert
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Marche en hommage à Quentin : "Lyon n’est pas un terrain d’expérimentation pour des stratégies de banalisation", tance Nathalie Perrin-Gilbert

Dans une tribune, la candidate aux municipales de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert s’inquiète de l’autorisation de la marche en hommage à Quentin prévue ce samedi et dénonce une banalisation des idées de l’extrême droite.

Alors que la marche en hommage à Quentin se déroulera ce samedi 21 février sous haute tension au départ de la place Jean-Jaurès, dans le 7e arrondissement de Lyon, les voix sont nombreuses à s’élever pour demander son interdiction et la dénoncer. C’était notamment le cas jeudi du maire de Lyon, Grégory Doucet, qui s’inquiétait "de la présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers", des "menaces à l’encontre d’élus" ainsi que de "dégradations de permanences parlementaires".

Vendredi, Nathalie Perrin-Gilbert, candidate aux municipales, a également dénoncé la décision du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, de maintenir la marche, malgré le dispositif de sécurité renforcé mis en place en marge de l’événement.

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"Feindre de ne pas voir cette mécanique, c’est déjà y consentir et donc y participer"

Dans une tribune diffusée chez nos confrères d’actuLyon, Nathalie Perrin-Gilbert estime en effet que la décision de Laurent Nunez est "un signal politique clair". En autorisant cette manifestation "à l’appel de mouvements d’extrême droite, le ministre de l’Intérieur autorise l’installation dans l’espace public de mots d’ordre, de symboles et de récits qui, hier encore, demeuraient aux marges", déplore-t-elle encore. Alors que l’extrême droite "progresse par glissements successifs, par normalisation progressive, par cette capacité à transformer l’émotion en instrument politique et la peur en projet de société", "feindre de ne pas voir cette mécanique, c’est déjà y consentir et donc y participer", estime par ailleurs la candidate.

Avec "gravité", Nathalie Perrin-Gilbert assure que "Lyon n’est pas un terrain d’expérimentation pour des stratégies de banalisation". Et d’ajouter : "Notre ville n’est pas un champ de bataille idéologique, ni ce lieu où l’on cherche à faire triompher un camp contre un autre. Notre ville est un cadre commun, dans lequel des désaccords légitimes peuvent s’exprimer à condition qu’ils respectent des règles claires".

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"Une ville tient lorsqu’elle choisit la démocratie comme socle"

La candidate rappelle enfin que "la démocratie n’est pas une faiblesse que l’on oppose à la fermeté" et "ne se résume pas à un rendez-vous électoral tous les six ans". "Elle suppose que chaque arrondissement, chaque quartier, puisse faire entendre sa voix dans les choix qui engagent l’ensemble de la cité", écrit-elle toujours. Et de conclure : "À Lyon, nous avons la responsabilité de faire vivre cette exigence démocratique. Pas au nom d’un camp, mais au nom de notre ville. Parce qu’une ville tient lorsqu’elle choisit la démocratie comme socle et comme rempart".

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