Illustration Police Municipale (@Vincent Guiraud)

Municipales à Lyon : le syndicat de la police municipale "fait le tri" des propositions sécuritaires des candidats

Dans un communiqué, l'organisation a répondu aux différentes mesures des candidats à la mairie de Lyon. Pas convaincu par la faisabilité de la plupart d'entre elles, le syndicat réclame notamment plus d'attractivité pour leur emploi.

Grégory Doucet, Jean-Michel Aulas, Alexandre Dupalais... Trois candidats aux élections municipales ayant "des priorités sécuritaires fortes" selon le syndicat des professionnels de la police municipale (SPPM). L'organisation a donné son avis sur les différentes mesures sécuritaires proposées par ces trois candidats.

À commencer par celui qui caracole en tête des sondages, Jean-Michel Aulas. L'ancien président de l'OL avait annoncé vouloir créer un hôtel des polices réunissant forces municipales et nationales. "Un investissement colossal qui n’a pas de sens opérationnel", rétorque le syndicat. Une opposition valable également pour une autre proposition du candidat Coeur lyonnais, augmenter les effectifs à 500 policiers municipaux. "C’est très ambitieux", répond la SPPM qui souhaite de son côté "rendre plus attractif ce cadre d’emploi catégorie C" en passant par "du lobbying à l'échelle nationale".

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Grégory Doucet pas épargné, un point pour Alexandre Dupalais

Une attractivité également réclamée auprès de celui qui est encore maire de Lyon, lui qui propose d'augmenter les effectifs de police à 400. Plus raisonnable ? Pas pour le syndicat qui dénonce notamment le roulement les dimanches mis en place par la majorité écologiste. En effet, comme les dimanches sont maintenant inscrits dans les plannings, les agents qui travaillent sont payés au tarif habituel et non en heures supplémentaires."La politique de Grégory Doucet a engendré des contraintes financières et familiales importantes sur les policiers municipaux", déplore le syndicat. L'édile n'est pas épargné. En cause, la réquisition de policiers municipaux en grève, "ce qui est contraire à la loi", "la Ville de Lyon est loin d’être exemplaire dans le dialogue social".

Estimé à 9 % dans les sondages, le ciottiste Alexandre Dupalais, allié au Rassemblement National, semble plus ambitieux que ses adversaires. L'avocat de formation souhaite en effet un effectif de police de 1 000 agents. Une mesure "impossible à réaliser en 6 ans. Les organismes de formation ont du mal à tenir la
cadence, et il manque actuellement 4 500 agents en France"
, lance l'organisation syndicale. Pourtant, Dupalais marque quand même un point avec ses postes de police municipale de quartier, mais le SPPM veut aller plus loin en utilisant "des engins roulants type postes de police mobiles", à l'image de ce qui a été réalisés à Villeurbanne.

Désarmer la police ? "On voit les dégâts d'une telle initiative"

Plus concrètement, le syndicat souhaite l'abandon de la catégorie C du cadre d’emploi de la police municipale, à l'instar de ce qui avait été fait pour d'autres professions similaires comme la douane ou la police nationale, justifiant "un cadre d’emploi attractif nécessaire pour les futurs recrutements".

Concernant les deux autres candidats principaux à savoir Georges Képénékian et Anaïs Belouassa-Cherifi, le SPPM a qualifié leurs propositions de marginales. L'ancien maire (2017-2018) propose notamment un logement de fonction aux policiers municipaux, mesure applaudie "mais très compliquée à mettre en œuvre à Lyon, avec la pénurie actuelle de logements". Quant à la proposition de la candidate LFI de désarmer la police municipale, le syndicat est plutôt clair et cite l'exemple de la mairie de Grenoble, "on voit les dégâts d’une telle initiative".

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