Le leader de la France Insoumise, s'est questionné sur le rôle de la police lors des évènements précédant le lynchage de Quentin et accuse les forces de l'ordre d'inaction.
En pleine tourmente pour ses liens avec la Jeune Garde suite au lynchage mortel de Quentin le jeudi 12 février, la France Insoumise, par l'intermédiaire de son leader Jean-Luc Mélenchon, s'en est prise à la police. L'ancien député a accusé les forces de l'ordre, coupables selon lui d'inaction : "Il s’est passé 1h20 entre la bataille de rue et le moment où les pompiers ont été appelés, grâce à un passant", "ce qui s’est passé à Lyon est d’abord la responsabilité de la puissance publique".
L'ancien membre du Parti socialiste s'est également questionné : "Mais où est passée la police municipale car elle n’était pas impliquée ? Le maire Grégory Doucet m’a répondu avec la plus grande clarté et je l’en remercie : qu’il n’a été prévenu de rien car, lorsqu’il est prévenu par la préfecture, il déploie les effectifs de maintien de l’ordre que constituent les effectifs de police municipale".
L'Institut d'Études Politiques avait prévenu les autorités de police et préfectorales. Elles étaient parfaitement informées de la menace. Elles n'ont rien fait.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) February 17, 2026
Cela s'est déjà produit à de nombreuses reprises. Une conférence de Carlos Bilongo et Louis Boyard a été assaillie… pic.twitter.com/G0WVaSIB4P
Il y avait-il un manque de présence policière ?
Selon Actu Lyon, plusieurs sources auraient confirmé la mise en place d'un dispositif de sécurité policier en marge de la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Des effectifs de la Bac, de la compagnie départementale d’intervention et des CRS étaient mobilisés. Si la police sécurisait le campus, des CRS auraient été même temps envoyés en renfort au campus de Lyon 3 à la Manufacture des tabacs car des militants d’extrême gauche occupaient un amphithéâtre lors d’une conférence. Des renforts policiers auraient également été envoyés aux alentours de Sciences Po.
Concernant les affrontements entre groupuscules d'extrême droite et d'ultra-gauche, survenus juste avant l'agression mortelle de Quentin, rue Victor Lagrange (7 ème arrondissement), les forces de l'ordre ne seraient pas intervenues car personne ne les aurait prévenues. C'est seulement après l'appel de plusieurs témoins que la police est dépêchée sur les lieux, ne constatant aucun blessé.
En effet, Quentin a été pris en charge par les pompiers à 19h40 dans le 5ᵉ arrondissement avec l’un de ses amis. C'est à ce moment-là que Quentin a expliqué avoir été victime d'une agression, entraînant l'arrivée des forces de l'ordre.
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