Le maire de Lyon, Grégory Doucet, et la maire du 7e arrondissement, Fanny Dubot, estiment que "l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable" face aux risques de violences.
Organisée par la porte-parole de la Marche pour la Vie, Aliette Espieux, et suivie par plusieurs collectifs d'extrême droite, la marche en hommage à Quentin Deranque battu à mort le 12 février dernier en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon est, pour l’heure, maintenue malgré un contexte particulièrement explosif entre ultra-droit et ultra-gauche.
Cette dernière est prévu à 15 heures depuis la place Jean-Jaurès, dans le 7e arrondissement.
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"L’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable"
Un climat qui inquiète notamment le maire de Lyon, Grégory Doucet, et la maire du 7e arrondissement, Fanny Dubot, qui craignent un "risque réel de débordements violents". Tous deux ont d'ailleurs fait part de leur "vive inquiétude" quant à la marche de samedi et demandent donc à l'État son interdiction, annonce l'édile ce jeudi. Hier déjà, le candidat à la mairie d'arrondissement, Alexis Jacquemin, appelait l'État à interdire le rassemblement.
"Face aux risques avérés de troubles à l’ordre public, à la crainte de la présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers, aux menaces à l’encontre d’élus ainsi qu’aux dégradations de permanences parlementaires, il apparaît que, pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable", indique Grégory Doucet dans un communiqué.
Hier, les services de l’État indiquaient à Lyon Capitale que la décision d'autoriser ou non la marche sera certainement prise au dernier moment. Selon nos informations, les renseignements territoriaux travaillent et travailleront jusqu'à la dernière minute à une analyse des risques. Une reconnaissance à l’aide de drones a par ailleurs été réalisée sur le secteur du parcours déclaré par l'organisatrice, soit les rues Berthelot, Lortet, Gustave Nadaud, l'avenue Leclerc jusqu’à la rue Berthelot et l'avenue Jean Jaurès.
Le maire de Lyon ajoute enfin que "si le rassemblement de la famille, des proches et de toutes celles et ceux touchés par ce décès est naturellement compréhensible, des éléments indiquent que l’appel à manifester circule également au sein de réseaux d’extrême droite à l’échelle nationale et internationale, laissant redouter la venue d’individus susceptibles de commettre des violences".
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Les parents de Quentin n’iront pas à la marche
S’ils n’avaient encore pas confirmé leur présence, les parents du jeune militant nationaliste de 23 ans, ont annoncé, par la voix de leur avocat, Me Fabien Rajon, sur RTL qu’ils ne se rendraient pas à la marche ce samedi. "Cette marche n’est pas à leur initiative", a indiqué leur avocat, qui demande dans le même temps à ce que le rassemblement se passe "dans le calme, dans la retenue et sans expression politique". Les parents dénoncent enfin "toute forme d’appel à la violence, toute forme de violence politique".

En mars, on évitera de voter pour Greg et sa Fanny (maire du 7°)
J’espère que la préfecture si rapide à interdire les manifestations pour Gaza fera de même pour ce rassemblement de fascistes d’extrême droite !!