Sous mandat d'arrêt international émis par la Tunisie, l'ex-patron du groupe aéroportuaire turc, TAV, a été arrête à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry.
Mardi 27 janvier, l'ex-dirigeant du groupe aéroportuaire turc TAV, Sani Sener, a été interpellé à l'aéroport Saint-Exupéry de Colombier-Saugnieu. L'homme faisait l'objet d'un d'un mandat d'arrêt international émis par la Tunisie.
"Injuste, infondée et disproportionnée"
Suite à cette arrestation, le bureau de S. Sener dénonce une arrestation "injuste, infondée et disproportionnée" : "Il se serait volontiers rendu en personne auprès des autorités compétentes pour partager toutes les informations en sa possession s’il y avait été invité", indique-t-il dans un communiqué. Si le bureau rappelle que Sani Sener avait démissionné de ses fonctions à Tav Airports en 2022, ce dernier reste néanmoins président-directeur général de Sera Group, l'un des actionnaires de TAV.
"Des contacts bilatéraux sont noués au plus haut niveau entre les gouvernements turcs et français", affirme encore l’équipe de Sani Sener, pour qui "toutes les démarches nécessaires sont entreprises afin de régler cette affaire dans les plus brefs délais et de permettre à Sani Sener de reprendre ses activités internationales."
Le groupe ADP garde le silence
Contacté par l'AFP, le Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), actionnaire de référence de TAV Airports avec 46,12 % du capital, s’est refusé à tout commentaire ce vendredi matin.
Le gestionnaire des aéroports parisiens, lui-même contrôlé à 50,6 % par l’État français, consolide dans ses comptes les activités de TAV Airports, qui exploite 14 aéroports dans sept pays dont en Turquie (Ankara, Antalya, Izmir…) mais aussi en Tunisie (Monastir et Enfidha-Hammamet), au Kazakhstan (Almaty) et en Croatie (Zagreb).
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