Métro D à Lyon @Hugo LAUBEPIN
Métro à Lyon @Hugo LAUBEPIN

Un métro est-ouest pour relier Tassin à l'aéroport de Lyon : le projet ambitieux d'Aulas et Sarselli

Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas ambitionnent, à horizon 2040, de relier Tassin-la-Demi-Lune et l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en métro.

Après le projet de méga-tunnel sous Fourvière à au moins deux milliards d'euros, Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli proposent un nouveau grand projet à long terme. Le patron de Coeur Lyonnais, candidat aux élections municipales à Lyon, et la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, candidate LR aux élections métropolitaine ambitionnent de relier Tassin-La-Demi-Lune et l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry par un métro à horizon 2040.

Lire aussi : TCL : Aulas et Sarselli confirment l'abandon du TEOL au profit d'un métro E pour la métropole de Lyon

"Pas de doublon avec T3"

Pour cela, le duo a confirmé ce lundi matin son intention d'abandonner le projet de tramway express de l'ouest lyonnais (TEOL), dont la déclaration de projet a pourtant été approuvée par le conseil d'administration de Sytral mobilités. "Aujourd'hui si on n'arrête pas le projet, il se fera. Il est lancé", avait tenu à réaffirmer Bruno Bernard devant la presse en décembre, alors que la livraison du projet est prévue pour 2032.

Mais dans le camp adverse, on estime le projet trop peu ambitieux et son emprise sur la voie publique est dénoncée. Alors, Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas comptent relancer le projet de métro E. Dans un premier temps, de Tassin-la-Demi-Lune à Bellecour afin de remplacer le projet TEOL à horizon 2035. "Les études sont faites et la concertation aussi, on ne perdra pas de temps sur ce projet", assure Véronique Sarselli. Mais à plus long terme, le duo imagine une extension vers la Part-Dieu, puis vers l'est lyonnais et l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry pour créer une "grande dorsale pour une métropole européenne".

"Il manque quelque chose de structurant"

La ligne passerait bien entendu par la LDLC Arena de la famille Aulas, déjà desservie par le tramway T7, lequel est le moins emprunté du réseau. Si le T7 n'a pas été évoqué (à dessein ?) lors de la présentation du projet, on assure dans les équipes de campagne que le projet de dorsale "ne fera pas doublon avec le T3" avec lequel "il faut envisager une complémentarité en passant plus au sud". Véronique Sarselli promet ainsi des études "dès le début du mandat", ainsi que le lancement d'assises métropolitaines de la mobilité "pour définir les besoins à 25 ans et tracer une trajectoire financière crédible".

"Lorsqu'on regarde le plan actuel des transports, on voit qu'il manque quelque chose de structurant à l'image de ce que fait Toulouse avec sa ligne C d'environ 27 kilomètres, soit la distance à vol d'oiseau entre Craponne et l'aéroport Saint-Exupéry", défend Michel Le Faou, membre des équipes de Grand Cœur Lyonnais. Une partie de cette future ligne est-ouest pourrait être réalisée en aérien notamment pour franchir la rocade est. Pour l'heure, aucun chiffrage n'a été avancé. Seule la section du métro E reliant Tassin à Bellecour est estimée à 1,4 milliard d'euros, alors que le Sytral l'avait budgétée à 1,5 milliard en 2022.

Pour rappel, le projet toulousain était initialement estimé à 1,7 milliard d'euros, son coût s'élève désormais à plus de 3,1 milliards d'euros, dont plus de 2,7 milliards d'euros à la charge du Sytral toulousain, Tisseo. L'Europe, régulièrement invoquée par Jean-Michel Aulas lorsqu'il s'agit d'évoquer le financement de ses projets de tunnel et de métro n'a accordé qu'une petite aide de 21,1 millions d'euros au projet toulousain. Quant au calendrier, l'échéance de 2040 paraît particulièrement optimiste mais pas irréalisable. À Toulouse, le débat public a été lancé en 2016, pour une livraison aujourd'hui prévue à 2028, si le chantier ne connaît aucun accroc d'ici là.

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