Explosion mortelle à Saint-Fons : Michèle Edery dénonce "l'insécurité industrielle" dans le quartier des Clochettes

Candidate à la mairie de Saint-Fons, Michèle Edery (Nous Saint-Fons) s’engage à mettre aux normes les logements du quartier des Clochettes, ces derniers étant exposés à "l’insécurité industrielle".

Un peu moins d’un mois après l’explosion sur le site d’Elkem Silicones qui a fait deux morts et deux blessés, la question des risques industriels est une nouvelle fois soulevée au sud de Lyon. Dimanche 18 janvier, la candidate à la mairie de Saint-Fons et conseillère à la Métropole de Lyon, Michèle Edery, a dénoncé le manque de protection que connaissent les habitants du quartier des Clochettes face à "l’insécurité industrielle".

Lire aussi : Explosion à Saint-Fons : un deuxième blessé est décédé de ses blessures

"Moins de 50 % des logements" du quartier des Clochettes sont sécurisés

Dans un communiqué, Michèle Edery estime en effet que le dispositif de la Métropole de Lyon, Secureno’v, destiné à sécuriser les logements, "ne suffit pas". Selon elle, "moins de 50 % des logements" du quartier des Clochettes ont aujourd’hui été sécurisés avec une pièce de confinement, tandis que le dispositif ne s’adresse qu’aux propriétaires et "qu’une grande majorité des habitants des Clochettes est locataire, et donc dépend des propriétaires et des bailleurs sociaux".

La candidate demande donc le prolongement de ce dispositif, dont la fin est initialement prévue fin 2027, ainsi que l’augmentation de la participation financière des grandes entreprises de la Vallée de la Chimie, de la Métropole de Lyon et de l’État. Avec sa liste "Nous Saint-Fons", Michèle Edery s’engage par ailleurs à mettre les logements du quartier aux normes "en finançant les restes à charge, aujourd’hui à la charge des propriétaires et des bailleurs sociaux" et à instaurer une permanence Secureno’v aux Clochettes afin de "faciliter l’accès de tous les habitants, propriétaires comme locataires, à la sécurisation de leur logement", promet-elle.

Et de conclure : "Il est inacceptable que nos familles vivent dans des logements insuffisamment protégés face à des risques sécuritaires et sanitaires majeurs. La technicité et la complexité administrative ne peuvent plus servir d’excuse à l’inaction. La sécurité de nos habitants n’est ni optionnelle, ni négociable".

Lire aussi : Explosion à Saint-Fons : Nathalie Perrin-Gilbert demande une réunion publique sur la gestion des risques industriels

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut