Le "dernier kilomètre" lyonnais peine à se frayer un chemin jusqu’en centre-ville.
6h 40. L’air sent encore la nuit. En Presqu’île, la ville bâille. La lune gibbeuse mène la danse. Ici, au port de Lyon, l’ambiance est électrique. Comme le ballet au sifflement haute fréquence si caractéristique des fourgonnettes et camions à zéro émission. Une fourmilière de livreurs et manutentionnaires en gilets orange fluo s’active sous l’immense toit en tôle gris et ocre de 22 mètres de hauteur de l’hôtel de logistique urbaine. Un objet de curiosité, accessible uniquement sur badge, situé à quelques dizaines de mètres du fleuve. Le nom, énigmatique, désigne une plateforme de rupture de charge destinée à accueillir du fret en gros volume pour le redistribuer en colis aux consommateurs finaux du centre-ville. Avec 24 000 m2 de surface logistique, le HLU lyonnais est le deuxième plus grand de France, après celui de la Porte de la Chapelle, à Paris.
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