La Métropole de Lyon engage un vaste plan pour renforcer la sécurité dans les transports en commun. Nouvelle brigade, renforts policiers et objectif de diviser par deux l’insécurité : une stratégie ambitieuse, dont le financement et l’efficacité restent à éprouver.
“On ne veut pas y aller dans la dentelle”, admet Gilles Gascon, premier vice-président du Sytral, l’autorité organisatrice des transports en commun, et vice-président à la mobilité de la Métropole de Lyon. Jérémie Bréaud, vice-président à la sécurité de la Métropole, résume la doctrine en une formule : “La meilleure des préventions est la peur de la répression.” L’exécutif de droite a poussé tous les curseurs au maximum et en même temps : création d’une nouvelle brigade métropolitaine dotée d’armes à feu, gratuité des transports en commun pour les policiers, augmentation des réservistes de la gendarmerie et de la police nationale, nouveaux renforts de police municipale, bouton SOS sur l’application TCL, caméras supplémentaires. La liste est longue et se veut en rupture avec tout ce qui a été fait précédemment en matière de sécurité dans les TCL.
Le déclencheur ? La mort d’un octogénaire d’une crise cardiaque suite à un vol à l’arraché survenu dans le métro lyonnais le jeudi 20 août à la station Sans-Souci (Lyon 8e). Un drame qui a choqué les Lyonnais et poussé le nouvel exécutif à accélérer le calendrier et investir un terrain, la sécurité, où la droite se sait attendue par ses électeurs. Quitte à oublier que la sécurité ne fait pas partie des compétences de la Métropole, mais de l’État et des communes. “Il fallait agir vite pour ne pas laisser entendre que la sécurité est un sujet secondaire pour nous. Action, réaction”, commente un vice-président, observateur dans cette séquence.
Bataille des chiffres
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Insécurité dans les TCL à Lyon : "On ne veut pas y aller dans la dentelle", prévient Gilles Gascon