Stop ou encore ?

Stop ? Ou encore ? Encore. La campagne vous a plu ? Reprenez-en, il en reste un peu, c'est plus du tout frais, mais on va vous le réchauffer. Stop. Elle vous a couru-grave, haché-menu, gonflecouillé-sévère ? Tant pis pour vous. Vous en reprenez pour huit jours, vous aviez qu'à voter mieux et plus vite. C'est de vot'faute. Et le maire, stop ou encore ? Encore. Pas de bol, vous ne l'aimiez pas. Faudra penser à déménager. Si-si je l'aimais bien. Bingo, voici Le Maire II, Le Maire III, Le Maire IV, Le Maire f(x) qui tend vers l'infini. C'est quand qu'il prend sa retraite, celui-là ? Daté au carbone 14, il va finir au musée des Confluences, dans une cage en verre. Ca va valser les maires dans les 57 communes de l'agglo. Stop. On change. Au revoir Monsieur le Maire, bonjour Monsieur le Maire. Ou Madame. Ou Machin. Dimanche il y aura des boules dans les estomacs, puis dans les amygdales et puis voilà. Y'aura du champagne au frais, des kleenex au sec, des téléphones qui vibrent. Des cors aux pieds dans des bassines d'eau chaude avec du gros sel. Des gens qui auraient bien aimé sauver un week-end sur deux, celui du 16, pour aller aux fraises, mais rien à faire, il y a un deuxième tour, ne serait-ce que pour les cantonales. De toutes façons les fraises en mars, avec le temps qu'il fait. Vivement lundi. On range les programmes dans le placard à promesses. Les militants arrêtent de croire au Père Noël et redeviennent presque normaux, presque fréquentables. Le vaudeville est terminé. On a l'impression qu'on a tout suivi et qu'on a pas tout compris. On est à peut près sûr que quelqu'un est cocu dans l'histoire. On se dit simplement : pourvu que ce ne soit pas moi. Et qui ça pourrait être d'autre ? J'aime pas la campagne. Ni les fraises en hiver. Ni les dimanches. J'aime rien. Na.

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