Les élus du Rhône ont obtenu 390 000 euros de la réserve ministérielle du ministère de l’Intérieur entre 2012 et 2013. Une paille en regard des 41 millions distribués.

Ce jeudi, le ministère de l’Intérieur a rendu publics la liste et les montants des subventions accordées en 2012-2013 au titre de la réserve ministérielle. Sur cette période, 1 123 “coups de pouce” financiers ont été donnés, pour un montant de 41 millions d’euros. La réserve ministérielle sert à participer au financement de projets de collectivités locales, dont les dossiers sont présentés par une personnalité publique, un député ou un ministre par exemple.
Sur la période qui nous intéresse, on ne peut pas dire que les élus du Rhône aient tiré sur la corde. Seulement cinq d’entre eux ont obtenu un total de 390 000 euros de subventions, soit moins de 1 % du total des sommes allouées en France.
En 2012, seulement des parlementaires UMP, Michel Terrot, Philippe Meunier, François-Noël Buffet et Patrice Verchère avaient obtenu des subsides, quand, en 2013, c’est la sénatrice socialiste Christiane Demontès qui décrochait une subvention. De là à dire qu’il y a un effet "changement de majorité", les chiffres sont trop faibles pour en tirer une quelconque conclusion.
Fiefs électoraux
Tous les élus ont en revanche en commun d’avoir transmis des demandes pour leurs fiefs électoraux : la participation à la construction de classes supplémentaires à Saint-Vérand (10 000 euros) et l’acquisition d’un projecteur numérique pour le cinéma local à Sain-Bel (10 000 euros) pour Patrice Verchère.
François-Noël Buffet a de son côté obtenu 10 000 euros pour la réhabilitation d’un bâtiment de mairie à Affoux, quand Michel Terrot a eu 60 000 euros pour un aménagement autour du monument aux morts de Vernaison.

Au jeu de celui qui obtiendra la plus importante aide financière, c’est Philippe Meunier qui l’emporte. Le député UMP de l’Est lyonnais a décroché 200 000 euros pour la construction d’un bâtiment à vocation associative et sportive à Saint-Laurent-de-Mure.
La sénatrice Christiane Demontès avait, pour sa part, réussi à décrocher une aide de 100 000 euros pour le réaménagement du stade de la ville dont elle était maire. Si certains y voient une démarche électoraliste, force est de constater que cela n’a pas marché, puisque Christiane Demontès a, depuis, perdu sa mairie.
Élections du 26 mai – Quelle Europe veulent les candidats aurhalpins ?