Nathalie Perrin-Gilbert Autre Direct 6 novembre 2015
© Tim Douet

Collomb compare les pentes au Bronx, Perrin-Gilbert contre-attaque

Pendant le Conseil Municipal qui se déroulait hier, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, n'a pas apprécié les termes employés par Jean-Yves Secheresse et par le sénateur maire Gérard Collomb pour qualifier son arrondissement. "On peut attirer les gens (nb : dans le premier arrondissement) à condition qu'ils n'aient pas l'impression d'entrer dans le Bronx" a notamment déclaré le sénateur maire.

Alors que le Conseil Municipal discutait de l'implantation de nouvelles caméras dans la ville de Lyon, et en particulier dans le 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert est montée au créneau après les déclarations de Gérard Collomb sur la sécurité des pentes de la Croix-Rousse. "La délinquance a augmenté de 38 % en 1 an avec une montée très importante des cambriolages. Alors on peut dire que tout le monde est beau et gentil, mais ça, c'est la réalité de celles et ceux qui vivent et travaillent dans cet arrondissement. Je ne laisserai pas cet arrondissement se transformer en un espace underground qui deviendrait totalement en marge des lois de notre pays" a froidement analysé le maire de Lyon.

Il a poursuivi son discours en indiquant qu'il voyait cet arrondissement comme "un arrondissement formidable qui a des ressources créatrices, mais pour cela, il faut assurer la sécurité. Evidemment qu'on peut attirer les gens, à condition qu'ils n'aient pas l'impression d'entrer dans le Bronx d'il y a 30 ans, et qu'effectivement on soit dans des lieux où la sécurité puisse être assurée".

"Vos arguments, c'est d'abord à vous et à vos équipes que vous les adressez" N. Perrin-Gilbert

La maire du 1er arrondissement a pris le temps de parole de son adjoint Arthur Rémy sur un autre sujet pour répondre aux propos de Gérard Collomb. "Tout d'abord un maire d'arrondissement n'a pas de pouvoir de police, vous le savez, seul vous-même l'avez ainsi que vos adjoints". Nathalie Perrin-Gilbert déplore "de ne plus recevoir les flash d'information indiquant l'intervention des forces de police", considérant "qu'il s'agit d'une mesure destinée à empêcher la mairie du premier arrondissement de travailler" si la situation n'est pas rétablie. "La prochaine fois que vous voulez faire du 1er arrondissement un sujet à part entière du conseil municipal, je vous remercie de le mettre à l'ordre du jour et de nous prévenir à l'avance" a-t-elle conclu sèchement.

Sur le fond, Nathalie Perrin-Gilbert assume que tout "ne va pas bien" sur la place Sathonay, bien qu'elle juge"outranciers" les termes employés par Jean-Yves Secheresse. Celui-ci déclarait un peu plus tôt que "la place Sathonay était parfois un territoire de non-droit". Elle reproche à la municipalité le départ du commissariat de police qui était présent sur la place. "Ce départ a considérablement modifié les usages de cet espace, c'est donc bien de présence humaine dont nous avons besoin" considère-t-elle.

Des systèmes vont tout de même être installés dans le 1er arrondissement. Dans le cadre du plan "Vidéo protection PEP 2015 2020" qui prévoit la mise en place de caméras dans la ville de Lyon, Jean-Yves Secheresse a proposé l'installation de trois caméras sur la montée de la Grande Côte, une sur la place du Griffon ainsi qu'une autre sur la place Sathonay. Cette place disposait déjà d'une caméra sur un axe, la seconde étant "sur le second axe de la place, permettant d'observer les célèbres escaliers qui jouxtent la mairie du 1er" a expliqué l'adjoint au maire. Le sujet d'hier prévoyait également le déploiement de nouvelles caméras dans les 2e et 7e arrondissement.

2 commentaires
  1. Kasneh - jeu 28 Avr 16 à 17 h 10

    Les bobos des pentes ont une aversion pour la vidéo et les flics. Seulement quand il y a problème ils sont bien contents que l'on trouve de solution.

  2. spacelex - ven 29 Avr 16 à 10 h 56

    Eh dire que Gégé a été réélu en 2008 en critiquant Dominique Perben qui voulait mettre des caméras de vidéosurveillance en centre ville. Gégé n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer l'atteinte aux libertés de chacun et que lui vivant, cela ne se ferait pas. Trois mois après il commençait à en installer. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ... et les girouettes.

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