Assemblée nationale

Censure de la loi Travail : ce qu'ont voté les députés du Rhône

Parmi les députés du Rhône, aucun élu de gauche n'a signé la tentative de "renversement" du gouvernement socialiste sur son propre projet. Si tous les députés du Rhône Les Républicains ont voté pour la motion de censure de droite, le vote à l'assemblée n'a pas recueilli les voies nécessaires pour la retenir.

Le projet de Loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri continue de diviser au niveau national, assez pour que Manuel Valls décide cette semaine de recourir une nouvelle fois à l'article 49-3 de la constitution qui permet de faire adopter le projet sans vote de l'assemblée. Les opposants au projet ont tenté les recours possibles : rassembler assez de signatures pour faire parvenir une motion de censure. À gauche, la motion n'est pas déposée mercredi à deux voix près. Parmi les huit députés du Rhône situés à gauche comme Jean-Louis Touraine, Pierre Alain Muet, Yves Blein ou Pascale Crozon, aucun n'a signé la motion et n'a donc rejoint le clan des "frondeurs" au gouvernement.

Députés Les Républicains du Rhône : tous pour la motion de censure

À droite au sein du parti "Les Républicains", l'opposition à l'utilisation de l'article 49-3 pour le projet de loi a été plus franche. Les huit députés du Rhône Les Républicains, ainsi que Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône Alpes, ont voté pour la motion de censure de droite amenée à être voté ce jeudi. Une tentative d'opposition qui a finalement échoué par un vote générale à l'assemblée qui n'a recueilli que 246 voies sur les 288 nécessaires pour censurer le passage en force du gouvernement. En 1ère lecture, la Loi Travail de Myriam El Khomri est donc adoptée. La loi va désormais être renvoyée au Sénat, à même de lui apporter les modifications que les sénateurs jugeront nécessaires. Enfin, elle sera de nouveau renvoyée à l'assemblée nationale pour une seconde lecture et un second vote. Le gouvernement pourrait de nouveau recourir à l'article 49-3 de la Constitution si le texte provoque toujours de vives oppositions au sein de l'hémicycle.

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