Lévy
© Tim Douet

Borloo renonce : "l'énorme déception" de Fabienne Lévy

INTERVIEW - Fabienne Lévy, membre du parti radical de Jean-Louis Borloo se dit déçue de la décision de son candidat, Jean-Louis Borloo de ne pas se présenter finalement à la présidentielle. Les querelles d'égos et le résultat du parti aux sénatoriales ont eu raison de son engagement selon elle. Elle voit déjà plus loin et espère qu'il a su négocier des circonscriptions pour les prochaines échéances électorales.

Lyon Capitale : Comment avez-vous vécu , dimanche soir, l'annonce de l'abandon de Jean-Louis Borloo ?

Très mal, j'ai ressenti une énorme déception. Une grosse surprise aussi. Sur le coup, une certaine incompréhension. Comme tous ses proches, je n'étais pas au courant. Je l'ai appris à la télévision, au moment où je recevais un mail d'explications dans ma boite aux lettres. Je l'ai lu ensuite.

Comment Jean-Louis Borloo s'est-il justifié ?

Il nous a expliqué qu'il y avait une confusion des centres, un manque de dynamique et qu'il ne pouvait donc pas continuer à porter cette responsabilité. A mon avis, la bataille d'égos a tout pourri ... Hervé Morin, son partenaire dans l'Alliance (ARES) voulait absolument y aller. Aux sénatoriales, il a manqué deux voix à Valérie Létard. Les grands électeurs ne nous ont pas suivi, c'est dommage. Cela fait longtemps que nous attendions un candidat à la Présidentielle, le 14 mai nous avions voté à 90% la sortie de l'UMP pour créer une alliance républicaine. Celle-ci n'a pas pris a estimé Jean-Louis Borloo. C'est dommage, je pense que c'était le moment. Entre la gauche et l'UMP, il n'y a plus de salut... Il aurait dû attendre de voir comment se passaient les Primaires du PS …

Viendra-t-il jeudi à Lyon comme c'était prévu ?

Non, il a annulé.

Vers quel candidat allez-vous vous tourner en 2012 ?

Nous allons nous réunir en congrès fin 2011, début 2012. Nous déciderons à ce moment là, mais nous ne donnerons pas automatiquement nos voix à l'UMP. Nous restons indépendants. Jean-Louis Borloo a un projet, il existe un manifeste du parti radical. Nous choisirons le candidat qui porte le mieux ce projet. Ce ne sera pas Jean-Louis Borloo, nous verrons qui ce sera. Et j'espère qu'en bon chef de parti, Jean-Louis Borloo a su négocier un certain nombre de circonscriptions qui pourraient être laissées aux radicaux durant les prochaines échéances électorales. Il n'y a pas que la Présidentielle, d'autres élections viendront ensuite. Il faut voir au-delà.

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