Michel Mercier © Tim Douet
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Affaire Mercier : la justice ne s’intéresse pas qu’aux petits-fours

Après les révélations sur l’embauche de membres de sa famille comme assistantes parlementaires, Michel Mercier avait dû renoncer à son bâton de maréchal : le Conseil constitutionnel qui lui tendait les bras. Mais sa démission n’a pas enrayé l’enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier, qui s’élargit désormais au département du Rhône, présidé pendant vingt-cinq ans par l’ancien ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy. Les dépenses de son épouse sont scrutées avec attention. Tout comme le musée des Confluences, projet sulfureux dont l’addition a sérieusement dérapé.

Au département du Rhône, sous l’ère Mercier, comme sur le Titanic, la musique a résonné jusqu’au dernier moment. La collectivité prenait l’eau financièrement de toutes parts (emprunts toxiques, dettes auprès de l’Opac et promesses intenables aux communes) mais elle gardait son train de vie. C’est ce qui ressort des fuites, dans Les Potins d’Angèle notamment, de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier sur l’embauche de membres de sa famille par le sénateur Michel Mercier. L’épouse de l’ancien ministre de la Justice continuait de jouer à la première dame, un rôle qui n’existe pas. Son mari n’était pourtant plus que le premier vice- président du conseil départemental. Ce qui ne l’a pas empêchée de continuer à proposer des soirées à ses amies notables aux frais du contribuable : dîners gastronomiques, initiation à l’escrime ou cours de cuisine.

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