1ER TOUR : LES REACTIONS DES POLITIQUES LYONNAIS(E)S (3/3)

J'y vois une consécration de la dynamique de Nicolas Sarkozy, malgré la diabolisation de sa personnalité et de ses thèmes. Le score de Bayrou montre la volonté des Français d'aller vers une nouvelle forme de comportement politique, avec une volonté d'ouverture, de respect et de rassemblement. Nicolas Sarkozy doit pouvoir l'incarner. Quels que soient les accords ou non au second tour il y aura un candidat gagnant, donc une majorité. Le débat du 2 mai entre les candidats sera déterminant, les électeurs se détemineront en fonction des projets, pas des alliances éventuelles d'états-majors. C'est une majorité de société qui doit se dégager.
Quant à Villeurbanne, pour la première fois la gauche et la droite sont à égalité, avec même 80 voix d'avance pour l'UMP. J'y vois un bon pronostic pour les législatives."

Patrick Louis, eurodéputé (MPF)

"Un noyau dur qui tient"

"On a toujours été à 0,5 %, on a quand même réussi à rassembler près d'un million et demi d'électeurs face à une véritable machine à broyer médiatique. On a un socle électoral petit mais fort et fidèle. Au deuxième tour, c'est peut-être 2,5 % qui manqueront à certains pour être président. Oui, on a fait moins que ce que De Villiers prévoyait, on a été broyés par la logique du vote utile. Mais le MPF, même dans la tourmente, il subsiste. Un jour les circonstances seront pour nous. Cela viendra parce qu'on a un noyau dur qui tient. Nous aurons des candidats partout aux législatives, sans accord électoral, modestement mais fidèlement. Je ne suis pas partisan d'un accord avec le FN tant qu'il y a Le Pen".

Emmanuel Roman, conseiller régional (FN) :
"La guerre n'est pas terminée"

"'Pour l'instant, rien n'est encore fait. Ce n'est qu'une estimation, la guerre n'est pas terminée. C'est comme dans toute épreuve sportive, il faut attendre la fin. De toute manière, ces résultats sont un tremplin pour nous en vue des législatives. Nous allons faire la fête. Je n'ai encore pas vu un militant avec un mouchoir à la main.''

Geoffroy Daquin, candidat dans la 8ème circonscription (FN) :
"On prend les mêmes et on recommence"

"On prend les mêmes et on recommence : les éléphants du PS pour Royal, les chiraquiens pour Sarkozy. Le poids du système reste l'ennemi juré du Front National. C'est à croire que les Français ne veulent pas de changement. En plus, ces deux candidats étaient aussi les candidats du "'oui'' pour le référendum sur la constitution européenne.''

Liliane Boury, conseillère régionale (FN) :
"Déçue"

"'Je suis déçue mais je préfère attendre de connaître le nombre de voix compte-tenu de la forte participation et du grand nombre d'inscrits. Le plus décevant, c'est de voir que tous les candidats ont fait leur marché chez Jean-Marie Le Pen qui aura fortement marqué cette campagne. Il était dans tous les programmes, présent chez tous les candidats.''

Pierre Hémon, secrétaire des Verts Lyon :
"L'urgence écologique reste"

"On s'attendait à un score maigrelet, on n'a rien pu faire contre le vote utile. En plus, on peut le comprendre. De la part des électeurs c'est un signe de maturité de ne pas vouloir risquer un nouveau 21 avril. Maintenant nous allons tout mettre en oeuvre pour battre Sarko. Cett campagne a eu pour effet de ressouder le parti. On ne pourra pas faire d'écologie sans les écologistes. Nicolas Hulot l'a bien compris. L'urgence écologique et sociale ont été évacuées de la campagne mais elles restent très présentes dans la réalité. Je ne crois pas qu'elles puissent être traitées sans nous. Partout où cela avance c'est dans les exécutifs où il y a des verts. Aux législatives, nous présenterons des candidats partout. Le CNIR de ce mercredi décidera d'accepter ou non les propositions d'alliance avec le PS. Si la gauche gagne, nous voulons un groupe parlementaire. Si c'est Nicolas Sarkozy... il faudra entrer en résitance."

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