Hôtel de police © Tim Douet
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La justice lyonnaise veut mettre de l’ordre entre flics et indics

Près de dix ans après l’affaire Neyret, le spectre du numéro deux de la PJ plane toujours rue Servient. Et alors que l’ex-star de l’anti-gang a fait une apparition remarquée au procès de la Bac de Vénissieux, la justice lyonnaise continue d’interroger les relations entre flics et indics. Deux juges enquêtent sur la relation entre le patron de la lutte anti-stup français et l’un des principaux trafiquants. Avec cette question : l'indic a-t-il profité de son statut pour poursuivre ses importations colossales, sous l’œil complice de la police ? Comme lors du déchargement de dizaines de tonnes de cannabis dans un entrepôt de Vénissieux.

Le grain de l’image est pâle, la voix off légèrement éraillée. Dans un Lyon terne, peuplé de véhicules de police Peugeot blafards, les télés françaises se passionnent pour le gang des ripoux local. Le 12 novembre 1990, 27 policiers sont placés en garde à vue après le braquage d’une agence Société générale du 7e arrondissement. Parmi eux, cinq sont suspectés d’avoir participé à une dizaine de braquages de fourgons et bar-tabacs dans la région, depuis quatre ans. Ils seront condamnés à des peines exemplaires quelques années plus tard, grâce aux enquêteurs qui les ont filés pendant de longs mois, sous la houlette du patron de la brigade anti-gang... un certain Michel Neyret.

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