Dès 2028, 4 000m² supplémentaires compléteront le site du centre grenoblois de recherche scientifique et technologique.
Au centre de recherche du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Grenoble, une nouvelle infrastructure industrielle doit voir le jour d’ici 2028. Pour le compte d’une filiale d’ENGIE, le PUS (Pôle Utilités Services), le groupe de chantiers publics NGE lance le projet PUS25 pour un montant de 6,5 millions d’euros. Ce chantier doit renforcer les installations techniques indispensables au fonctionnement des "salles blanches" du pôle Minatec, espaces où l’atmosphère est particulièrement suivi et contrôlé.
NGE, quatrième groupe français du BTP avec 25 000 collaborateurs et 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, intervient comme mandataire principal. Un prestataire victorieux puisque le groupe a remporté, à lui seul, les trois lots de construction : de l’installation du chantier, au terrassement VRD (voiries et réseaux divers), jusqu’au gros œuvre et clos-couvert, autrement dit permettre au bâtiment l’étanchéité à l’eau et à l’air.
4 000 m² de nouvelles infrastructures
Le projet PUS25 s’articule autour de deux réalisations. Une nouvelle plateforme industrielle de 2 500 m² doit d’abord être construite pour permettre le stockage de fluides utilisés sur le site. À celle-ci s’ajoutera l’extension de 1 500 m² d’un bâtiment existant, destinée au traitement de ces fluides et à leur acheminement vers les salles blanches de Minatec. Ces espaces à l’environnement ultra-contrôlé nécessitent une maîtrise très précise de la qualité de l’air et des fluides afin de permettre les travaux de recherche et de développement technologique.
La principale difficulté du chantier tient à son implantation sur un site déjà en fonctionnement. Un réseau existant transporte en continu les fluides nécessaires aux salles blanches et ne peut pas être interrompu pendant les travaux. Les équipes doivent donc intégrer ces installations au nouveau bâtiment tout en maintenant leur fonctionnement. Un problème qui ne semble pas inquiéter Denis Labouebe, directeur adjoint régions Multimétiers NGE, confiant de leur expertise. Il a rappelé dans le communiqué du groupe que "ce projet illustre notre capacité à prendre en charge des ouvrages industriels d’envergure dans un environnement complexe."
Le CEA de Grenoble, au coeur de la recherche française
Derrière ce chantier industriel se trouve l’un des principaux centres français de recherche technologique. Plus de 4 500 collaborateurs travaillent au CEA de Grenoble sur des solutions dans les domaines de l’énergie, de la biodiversité, de la santé, de l’information et de la communication. Les recherches menées sur le site vont notamment des batteries électriques aux nanotechnologies, en passant par les matériaux et les biotechnologies. Le centre assure également le transfert de certaines innovations vers l’industrie.
Le site est notamment à l’origine de Minatec, pôle européen novateur consacré aux micro et nanotechnologies qui articulent des recherches autour des technologies qui peuvent ensuite trouver des applications très concrètes. Concernant des domaines qui nous concernent plus ou moins, notamment dans la téléphonie, le médical, l’automobile, l’aéronautique ou encore le spatial.
Le CEA est un organisme public de recherche dont les travaux doivent notamment répondre aux grands enjeux liés aux énergies bas carbone, au numérique et aux technologies pour la médecine du futur. À Grenoble, l’enjeu dépasse donc le seul monde de la recherche, le centre s’adonnant à faire émerger en France des innovations susceptibles d’être ensuite intégrées à l’industrie et à des produits ou services utilisés par la population mondiale. C’est dans cette chaîne, de la recherche scientifique à ses applications industrielles, que s’inscrit aussi le projet PUS25 : les nouvelles infrastructures doivent fournir aux chercheurs les conditions techniques nécessaires à la poursuite de leurs travaux.
Les travaux, commencés en février 2026, doivent durer environ deux ans, pour une inauguration prévue, au plus tôt, en 2028.
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