Duniému Bourobou, patronne de La Machinerie de Vénissieux, qui fête son dixième anniversaire cette année, est convaincue que malgré les temps difficiles que l’on traverse, la culture doit promouvoir une forme d’allégresse.
“La joie comme mantra. La joie comme résonance. La joie comme arme de résistance.” C’est ce qu’elle affirme dès le début de son édito dans la nouvelle plaquette de saison.
Deux spectacles de théâtre à l’affiche de cette salle qui mélange les genres (on y trouve aussi des concerts de rap, de la danse, du cirque) témoignent de cette – joyeuse – volonté.
- Fidélité(s), ou la panenka de Hakimi (le 13 novembre), par le collectif des Trois Mulets, raconte l’histoire d’une jeune footballeuse franco-marocaine qui doit choisir de jouer pour une équipe marocaine ou une équipe française. Au travers de cette intrigue familiale, l’autrice Mona El Yafi et le metteur en scène Ali Esmili célèbrent avec pédagogie et humour les attachements des personnes issues de l’immigration, et dénoncent les injonctions qui leur sont faites.

- Ma République et moi (du 17 au 20 novembre), un seul en scène d’Issam Rachyq-Ahrad au cours duquel, avec beaucoup d’humour et d’émotion, il évoque ce qui l’a construit : le foot, le théâtre, le Maroc, la France. Et surtout cette mère aimante dont la parole se déploie peu à peu sur scène.
