Assises 2015 Arthur H Repac
© Emmapic

Assises du roman : l’Autriche et la famille, Geiger et Winkler à Lyon

Zoom sur l’Autriche ce vendredi aux Assises internationales du roman. Sont invités pour nous en parler deux auteurs connus pour des livres sur leur père : Josef Winkler (Requiem pour un père) et Arno Geiger (Le Vieux Roi en son royaume). Depuis, l’un a écrit sur sa mère, l’autre sur la vie conjugale : Tout sur Sally, que Lyon Capitale a lu pour vous.

Arno Geiger et Josef Winkler © C. Hélie / Gallimard, DR (montage LC)

© C. Hélie / Gallimard, DR (montage LC)
Arno Geiger et Josef Winkler.

Arno Geiger, auteur extrêmement populaire en Autriche où il multiplie les gros tirages, est un fin analyste des mécanismes familiaux. Il l’avait déjà montré avec Tout va bien, son premier roman traduit en français (en 2008), où il explorait les relations d’une famille autrichienne sur trois générations. Et peut-être plus profondément encore avec Le Vieux Roi en son exil, sur son père atteint d’Alzheimer. Dans son dernier roman, Tout sur Sally, il s’attelle au couple.

Un couple qui bascule

Un couple qui se croit installé, la cinquantaine pourtant un peu lasse, un cambriolage... et voilà le bel ordonnancement de plusieurs décennies qui explose à la figure de Sally et de son mari Alfred. C’est que le temps a fait des ravages et Sally n’est plus tout à fait sur la même longueur d’onde qu’Alfred. Une réalité qui s’oblitère justement dans leur manière totalement opposée de gérer l’après-cambriolage : le traumatisme pour Alfred, l’envie de passer outre pour Sally, illustrant ce que le rapport au matériel peut avoir de symbolique au sein d’un couple, accessoire ou essentiel. Et puis il y a ce couple d’amis de longue date qui vient, pourrait-on dire sans le vouloir, semer le trouble, lui surtout, Erik.

Il y a bien sûr une résonance légèrement bovaryenne à l’histoire de Tout sur Sally, dans laquelle Arno Geiger ausculte le basculement d’une vie d’acceptation et d’indifférence au ras-le-bol de la vie conjugale.

On imagine fort bien Arno Geiger avoir une trajectoire française à la Jonathan Coe, auquel il fait parfois penser. En attendant, il dialoguera ce vendredi à Lyon avec son compatriote Josef Winkler, travaillé lui aussi par les relations familiales mais surtout par la place de la mort dans notre monde.

L’Autriche des écrivains, avec Arno Geiger et Josef Winkler – Vendredi 29 mai à 20h, aux Subsistances. Rencontre suivie de la projection d’un documentaire de la collection “L’Europe des écrivains” sur “L’Autriche d’Arno Geiger, Robert Menasse et Josef Winkler”. Réservations au 04 78 39 10 02.
Autres rencontres que nous vous conseillons ce vendredi :
Nicolas Repac et Arthur H © Emmapic

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Premier chapeau : Nicolas Repac. Chapeau de droite : Arthur H.

– à 15h, la médiathèque François-Mitterrand (place Charles-Ottina, à St-Priest) reçoit Arno Geiger avant la rencontre de ce soir aux Subsistances.

– à 18h30, à la bibliothèque du 4e (12 bis rue de Cuire), Dana Spiotta dialogue avec l’auteur lyonnais Lionel Tran.
– à 22h30, aux Subsistances, la lecture d’Arthur H qui n’avait pu être annoncée dans le programme papier des Assises : il lira son Cauchemar merveilleux, accompagné en musique par Nicolas Repac.
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