La place Bellecour à Lyon (2e) @WilliamPham

Vers une ZTL à l’italienne dans la presqu'île de Lyon

Pour limiter la place de la voiture en presqu'île, la majorité métropolitaine aimerait déployer une ZFE.

Les touristes qui se sont rendus en Italie ces dix dernières années sont rentrés avec de bons souvenirs plein la tête et, pour certains, avec une touche plus amère qu’un spritz bien dosé, quelques semaines plus tard : une amende d’une centaine d’euros pour avoir enfreint l’incontournable ZTL d’une cité touristique transalpine. La circulation dans ces zones est exclusivement réservée aux habitants de la ville et à quelques professionnels (hôtels, livreurs, artisans). Avec cet outil, les collectivités locales italiennes ont rendu le tourisme plus acceptable à leurs habitants et y ont aussi puisé une source de revenus que la pédagogie a mis du temps à tarir.
Les écologistes lyonnais s’intéressent de près à ce modèle italien et envisagent de l’expérimenter dans leur Presqu’île apaisée. Une mesure qui s’additionnerait à la ZFE (zone à faibles émissions) et empêcherait l’accès à Lyon, Villeurbanne et Caluire-et-Cuire aux véhicules diesel à partir de 2026. “La ZTL est un modèle intéressant. Elle fonctionne bien en Italie et permet de garder des accès pour les riverains tout en enlevant une grosse part de trafic automobile. Le périmètre de la ZTL sera défini en fonction de la concertation que nous avons lancée, mais je pense qu’une partie de la Presqu’île sera en ZTL”, assure Béatrice Vessiller, vice-présidente de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme. À partir de 2026, seuls les habitants des 1er et 2e arrondissements pourraient alors entrer en voiture dans une zone qui s’étendrait de la place Bellecour au bas des pentes de la Croix-Rousse.

Laisser un commentaire

Suivez-nous
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut