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Transport métropolitain : vers la création d'une carte orange à la Lyonnaise

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La création du syndicat métropolitain de transport va permettre la mise en place d'une tarification multimodale avant la fin de l'année. L'usager pourrait ainsi avoir accès à trois abonnements de réseaux différents pour le prix de deux. Ce dispositif laisse entrevoir la naissance future d'une carte orange à la Lyonnaise.

Gérard Collomb avait réussi à lancer le Pôle métropolitain il y a près d'un an, il est en passe de réussir à créer la première euro-métropole de France. Jean-Jack Queyranne n'est pas en reste. Il est parvenu à accoucher ce jeudi du syndicat métropolitain des transports, dont il a pris la tête. Le maire de Lyon a accepté d'être son premier vice-président.

"Trois abonnements pour le prix de deux"

Le premier gros dossier est la tarification multimodale. Il s'agit de synthétiser sur un même titre de transport, deux ou trois abonnements, par exemple pour se déplacer sur les réseaux lyonnais, stéphanois et sur les TER. Il n'y a pas à chercher bien loin : la carte Oùra le permet déjà, lancée en 2007. En 2010, 3800 personnes avaient souscrit à un abonnement combinant les TER et un réseau appartenant au Pôle métropolitain. Cette offre sera élargies aux agglomérations de Bourgoin et de Vienne. "Ce ne sera pas le même tarif selon que l'on fait St-Etienne/Lyon ou Bourgoin/Lyon", explique Michèle Vullien, numéro deux du Sytral. "L'idée pour l'usager est d'avoir trois abonnements pour le prix de deux", souffle un collaborateur de Jean-Jack Queyranne.

Le manque à gagner serait pris en charge par les collectivités - et c'est bien là l'os du dossier. Le président du Sytral, Bernard Rivalta, a plusieurs fois rouspété contre le prix payé pour financer Oùra. Sa mise en œuvre en 2007 a fait suite à de nombreux bras de fer avec Bernard Soulage, alors en charge des Transports au conseil régional. "Le Sytral supportait le plus gros manque à gagner", décrypte Michèle Vullien. De plus, l'agglomération lyonnaise étant souvent le "réceptacle" de ces voyageurs, c'est au réseau TCL de supporter une hausse de la fréquentation. "Le surcroit de clientèle exige un surcroit d'investissements et de coûts", poursuit l'administratrice du Sytral. "On a l'habitude des ronchonneries de Bernard Rivalta, mais il n'a pas bloqué la création du syndicat métropolitain. Il ne faut pas qu'il se plaigne d'avoir plus de clients !", répond-on à la Région.

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Une seule politique tarifaire à terme

La future carte orange, qui ne serait pas lancée avant plusieurs années, sera plus ambitieuse encore. Elle comprendrait un système de zones, à la Parisienne. En perspective, une harmonisation de la tarification. Un syndicat ne pourrait plus décréter une hausse du prix du billet de son côté : une même politique tarifaire serait à l’œuvre. "Aujourd'hui, il y a une grande variété de tarifs sociaux. S'il y a un abonnement jeunes un peu partout, il n'y a aucune homogénéité, avec des définitions différentes d'un réseau à l'autre", explique ce collaborateur de Jean-Jack Queyranne. Les syndicats de transport devront progressivement abandonner de leurs compétences au syndicat métropolitain. Bernard Rivalta acceptera-t-il d'abdiquer de son pouvoir à Jean-Jack Queyranne ?

Quid des Départements ?

Le syndicat qui rassemble Pôle métropolitain et la Région envisage à moyen terme la venue des Départements. Ceux de l'Isère et du Rhône seraient notamment intéressés. Trois intercommunalités de l'Ain, limitrophes du Pôle métropolitain, pourraient aussi été accueillies. Le syndicat métropolitain lyonnais pourrait avoir en 2013 un petit frère : Jean-Jack Queyranne est engagé dans une démarche semblable en Isère qui pourrait voir émerger au cours de l'année un syndicat mixte de transport associant notamment Grenoble, Voiron, le Grésivaudan et le département.

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