Tonkin : Villeurbanne trouve un terrain pour garder sa clinique

Alors que la clinique du Tonkin serait sur le point de quitter Villeurbanne, la ville vient de trouver un argument qui pourrait la faire rester sur son territoire. Pourtant pressentie pour rejoindre Décines, la grande clinique née de l’alliance de la clinique du Tonkin et des quatre établissements mutualistes de l’agglomération lyonnaise se voit maintenant proposer un point de chute à Villeurbanne.

Les Villeurbannais vont-ils perdre leur clinique ? Emblématique de la ville depuis de nombreuses années, la clinique du Tonkin a une chance sur deux de partir. Villeurbanne, 20e ville de France, pourrait alors perdre son unique service d’urgences et sa maternité. À l’origine de ce déménagement de plus en plus probable, un projet commun entre la clinique du groupe Capio et les 4 établissements de la Mutualité française de l’agglomération, qui rassemblerait les activités des cliniques dans une structure de 700 lits dans le Nord-Est de Lyon. Si le lieu n’est officiellement pas encore choisi, l’implantation de cette structure pourrait se faire sur Décines, où la Mutualité possède déjà un terrain.

La décision échappe à Villeurbanne

A Villeurbanne, le directeur général des services de la ville, Éric Grignard ne veut pas tirer de conclusions hâtives : "Le projet de regroupement doit encore faire ses preuves. Rien n’est tout à fait arrêté. SI le Tonkin venait à partir, il est évident que cela serait problématique. En ce qui concerne la maternité il faut relativiser, puisque seulement 20% des Villeurbannaises accouchent au Tonkin. Pour les urgences, il est évident qu’un tel type d’accueil est nécessaire pour les Villeurbannais". Oui mais voilà, l’Agence régionale de Santé (ARS) ne privilégiera aucune des deux villes puisqu’il s’agit selon ses critères d’un même secteur. La décision finale revient donc exclusivement aux deux opérateurs du projet.

Un nouveau terrain

Mais aussi faible que sa marge de manœuvre soit, Villeurbanne ne compte pas laisser sa clinique filer si facilement. La Ville vient même de mettre la main sur un terrain et peut désormais proposer "la faisabilité d’une opération à peu près similaire à celle prévue sur Décines, à Villeurbanne", précise Éric Grignard. Un argument qui pourrait sonner comme une douce mélopée aux oreilles du groupe Capio qui jusqu’à peu de temps, avait toujours privilégié une implantation villeurbannaise. Villeurbanne ou Décines, rien n’est encore joué. Capio et la Mutualité se laissent jusqu’au 30 octobre pour arrêter le lieu du futur établissement.

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