Toni M. pourrait être jugé en avril

Toni Musulin comparaissait hier devant la chambre de l'instruction à Lyon. Incarcéré depuis le 17 novembre, il faisait appel de sa demande de remise en liberté refusée mi janvier. Son avocat prédit un procès en avril.

Le simple soupçon de vol ne permet normalement pas de maintenir un homme au casier judiciaire vierge en prison, ses avocats avaient donc bon espoir. Mais dans le cas du braqueur le plus célèbre de France, la situation est un peu différente : 2,5 millions d'euros sur les 11,6 dérobés le 5 novembre à Lyon n'ont toujours pas été retrouvés.

Hier, son avocat maître Banbanaste a demandé une audience à huis clos pour que la chambre de l'instruction observe l'appel de son client. Il a argué une nouvelle fois du caractère médiatique de l'affaire qui viendrait polluer son traitement. Les magistrats l'ont pris aux mots, et traité Toni M. non pas en star, mais en justiciable comme les autres. Ils ont refusé le huis clos.

Bonnet enfoncé jusqu'aux épaules, il a demandé à retravailler

Pour la première fois, il apparaissait en public, “bonnet enfoncé jusqu'aux épaules“, “menton rentré“, “barbe poivre et sel“ et “épaules voutées“, des allures de SDF selon certains témoins, depuis son arrestation. Un Toni M. en petite forme et pour cause, “il est à l'isolement depuis 2 mois et demi“ à Corbas, rappelle son avocat.

Toni M. a expliqué aux magistrats qu'il voulait sortir de prison pour “retravailler“. L'argument classique en cas de demande de remise en liberté, mais qui passe mal dans le cas de Toni M. : 2,5 millions d'euros étant toujours dans la nature. Les magistrats ont peur qu'il ne profite de sa liberté pour s'enfuir une nouvelle fois et aller les récupérer. Ils ont bien l'intention de l'en empêcher par tous les moyens, le meilleur étant la privation de liberté d'ici le procès.

Le délibéré sera rendu le 2 février

Toni M. a pourtant tenté de les rassurer hier. Sous des airs modestes et presque chétifs, il leur a assuré qu'il ne chercherait pas à s'évader d'ici à son procès. Les magistrats se prononceront le 2 février sur sa demande de remise en liberté, mais les chances sont faibles de voir l'ancien salarié de la Loomis relâché. Le procès lui pourrait avoir lieu à partir d'avril. Après dix semaines d'enquête, l'instruction sur le fourgon volée est close depuis le 27 janvier, “le juge a estimé qu'il n'avait plus rien à faire dans cette enquête“ précise Me Banbanaste.

Une course de lenteur s'engage donc maintenant. Après une instruction éclair, le juge veut aller vite. L'avocat lui va prendre son temps et tenter de faire annuler la procédure, “l'interpellation, l'arrestation et le transfert en France“ depuis Monaco n'ont pas été réguliers selon lui.

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