Surexploitation des rails: le Département aidera Rhônexpress

La surexploitation des rails empruntés aussi par T3 oblige l'entreprise à faire circuler une 5e rame pour respecter les temps de parcours.

Rien ne va plus pour Rhônexpress. Après des lenteurs provoquées par la ligne T3 qui emprunte les mêmes rails, voici que le prolongement de T4 jusqu'à la Part-Dieu perturbe aussi son fonctionnement. Et que dire du futur prolongement de T3 vers le Grand Stade ainsi que son nouveau terminus aux Panettes ?

Le sujet était en discussion vendredi en séance publique du conseil général. A été rappelé que T3 et Rhônexpress ont 14,7 km de voies communes et que pour assurer une liaison Part-Dieu/St-Exupéry en moins d'une demi-heure, une 5e rame du tram rouge a été mise en circulation. Un ajout qui a nécessité le recrutement d'une dizaine de personnes supplémentaires pour la conduite et l'accueil à bord, soit un surcoût de 597 000 euros qui a été supporté par Rhônexpress.

Le Département a accepté vendredi une compensation pour cette perte. Dans le contrat de concession, la filiale de Vinci versait 566 000 euros (valeur 2006) au Sytral pour l'utilisation de l'infrastructure, une somme correspondant aux "frais de maintenance, d'entretien, de gestion, coût de l'énergie". Désormais, c'est le Département qui s'en chargera et il "fera son affaire avec le Sytral", pour partager ce montant, comme l'indique la délibération adoptée.

"Dans le partenariat public privé, on constate que le privé parvient toujours à s’en sortir et que le public n’a qu’à payer", a déploré l'écologiste Béatrice Vessiller, qui a rappelé que les tarifs de Rhônexpress avaient déjà été augmentés en début d'année pour pallier ce problème.

Lire aussi : "Pourquoi les TCL vont dépanner Rhônexpress"

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