Après le vote de l’Assemblée nationale actant la fin des zones à faibles émissions, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, se félicite de la "fin d'un dispositif injuste".
Le vote de la loi de simplification par l’Assemblée nationale pourrait bien marquer un tournant pour les mobilités urbaines à Lyon et dans la Métropole. Si le projet de loi doit encore être adopté ce mercredi au Sénat et que le spectre d'une censure du Conseil constitutionnel plane sur une partie du texte, l'avenir des zones à faibles émissions (ZFE) semble plus que jamais en suspens.
A lire aussi : Quel avenir pour la ZFE à Lyon et dans la métropole ?
Une future disparition de ces zones qui limitaient la circulation des véhicules les plus polluants dans plusieurs agglomérations en France saluée par Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, qui y voit la fin d’un dispositif "injuste et déconnecté des réalités du terrain".
"Un dispositif devenu dogmatique et inapplicable"
"C’est enfin une décision équilibrée face à un dispositif devenu dogmatique et inapplicable" s'est félicitée, la nouvelle présidente LR de la collectivité dans un communiqué de presse. Selon la Métropole de Lyon, la ZFE aurait accentué une fracture entre habitants du centre et périphéries, en pénalisant particulièrement les actifs dépendants de leur voiture.
Elle souligne également que, dans le même temps, la transition du parc automobile s’est accélérée. Entre 2011 et 2025, les véhicules les plus polluants ont chuté de plus de 60 %, tandis que les modèles les moins émetteurs ont été multipliés par cinq. Les voitures électriques, quasi absentes il y a quinze ans, dépassent désormais les 24 000 unités sur le territoire.
Un double discours surprenant
"Pour la présidente de la Métropole de Lyon, ces données traduisent une réalité claire : la transition écologique du parc automobile est déjà engagée, portée par le renouvellement naturel des véhicules", estime la collectivité alors que justement la ZFE s'applique depuis plusieurs années à Lyon et dans sa Métropole et que cette transition du parc automobile a sans nul doute été accentuée par les contraintes liées à la ZFE.
Si Véronique Sarselli estime que cette "transition écologique du parc automobile" s'est faite de manière naturelle - et donc que la ZFE n'a finalement pas pesé sur les Grands Lyonnais ces dernières années - , elle dénonce dans un double discours surprenant une "mesure anti-économique dont les conséquences ont directement pesé sur les habitants et les actifs".
"L’écologie ne peut pas être une écologie d’exclusion. Elle doit accompagner les Grands Lyonnais dans leurs transitions et non les pénaliser" poursuit Véronique Sarselli. Avant de conclure : "La suppression des ZFE doit désormais permettre d’ouvrir une nouvelle phase, fondée sur des politiques plus justes et plus efficaces."

Liliane Daligand, professeure émérite de médecine légale
ouf!
"Un dispositif devenu dogmatique et inapplicable" Le 2° mandat du moitié de khmer commence mal. RAS !