Patrick Roger
Patrick Roger, directeur général de Sud Radio

"Sud Radio est la radio du dernier kilomètre"

Sud Radio devient, à partir du 29 janvier, la 35e radio lyonnaise, avec la fréquence 105.8 FM.

C'est assez rare pour être signalé : lundi 29 janvier en soirée, une nouvelle radio va émettre à Lyon, sur la fréquence 105.8 FM.

Réunie mercredi 5 juillet, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) - qui gère les fréquences assignées à l’audiovisuel (utilisées pour la diffusion de la TNT, de la télévision, de la radio FM et DAB+ et par satellite) - a attribué une fréquence lyonnaise à Sud Radio.

Sud Radio (filiale de Fiducial Medias depuis le 9 septembre 2013, holding dont fait partie Lyon Capitale) devient ainsi la 35e radio lyonnaise.

"Beaucoup de gens dans les villes, les quartiers, ne se sentent pas représentés dans les médias, et Sud Radio, aujourd'hui, est ce relais"
Patrick Roger, directeur général de Sud Radio

Elle appartient à la catégorie E des radios généralistes à vocation nationale.

"Lyon est une ville capitale dans la vie politique dans la vie économique, ne pas y être était un manque" explique Patrick Roger son directeur général.

Se définissant comme "radio de proximité" et "relais dans les villes et les quartiers qui ne se sentent pas représentés dans les médias", Sud Radio est critiqué par certains pour son ton « populiste ».

"Notre base c'est d'être une plateforme avec une liberté d'expression très forte en contrôlant, évidemment, ce qui est dit. Mais c'est de s'ouvrir et c'est d'être capable de penser contre soi-même. Le journalisme, c'est ça et c'est ce que l'on fait principalement à Sud Radio : de penser contre nous-mêmes pour donner la parole à tout le monde, y compris des gens avec qui nous ne sommes pas d'accord."

Comme le dit Maja Cappello, responsable du département Informations juridiques de l'Observatoire européen de l'audiovisuel pour défendre la pluralité des médias qui doivent être diversifiés et pluriels, "on ne compare pas des pommes avec des oranges, dit le proverbe, car ce sont deux choses différentes. Pourtant, en composant un assortiment de ces fruits qui, pour être différents, n’en sont pas moins délicieux, on obtient une corbeille de fruits" .

Les radios FM privées à Lyon

Catégorie A - Radio associatives
Brume - CapSao - Radio Arménie - Radio Canut - Radia Judaïca Lyon - Radio Pluriel - Radio Salam - RCF Lyon - Sol FM

Catégorie B – Radios commerciales
Générations - Jazz Radio - Lyon 1ere - Radio Espace - Radio Scoop - Tonic Radio - Impact FM

Catégorie C – Radios nationales avec décrochage
Chérie FM Lyon - M Radio Lyon - Nostalgie Lyon - Nova Lyon - NRJ Lyon - RFM Rhône-Alpes/RFM Lyon - Virage Radio Lyon - Virgin Radio Lyon

Catégorie D – Radios thématiques
BFM Business - Fun Radio - Radio Classique - Radio Orient - Rire et Chansons - RTL2 - Skyrock

Catégorie E – Radios généralistes
Europe 1 - RMC - RTL - Sud Radio

Les radios publiques à Lyon
France Bleu Isère - France Culture - France Info - France Inter - France Musique - Mouv'


La retranscription intégrale de l'entretien avec Patrick Roger

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous 6 minutes chrono. Nous accueillons aujourd'hui Patrick Roger, directeur général de Sud Radio. Bonjour. C'est assez rare pour être signalé, une nouvelle radio va émettre à Lyon. Il s'agit de Sud Radio, qui appartient à Fiducial, actionnaire de Lyon Capitale. Elle sera diffusée dès le 29 janvier à Lyon sur la fréquence 105.8 FM. C'est l'Arcom, l'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique qui gère les fréquences radio, qui a autorisé cette autorisation le 5 juillet. Sud Radio devient la 35e radio lyonnaise. Vous émettiez, Patrick Roger, déjà dans le Sud à Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux. Il vous manquait donc finalement Lyon c'était la seule ville qui n'était pas sur votre tableau de chasse j'allais dire.

Disons que c'est la seule grande ville au sud de la Loire qui n'était pas ne recevait pas Sud Radio. Alors, certes, on peut recevoir Sud Radio aujourd'hui à travers les applications, l'ensemble des dispositifs sur le numérique, une chaîne YouTube sur le DAB+, qui remplacera la FM traditionnelle telle qu'on l'entend. Nous n'étions pas présents à Lyon alors que nous sommes présents, vous l'avez dit, à Nice, à Marseille, à Toulouse, historiquement à Bordeaux, à Clermont-Ferrand, la ville voisine et pas Lyon. Alors, or on le sait, Lyon est quand même une ville capitale aujourd'hui dans la vie politique dans la vie économique. Elle est très attractive bien sûr et ne pas avoir de fréquences là bas avec un bassin d'audience aussi fort pour Sud Radio c'était un manque. D'autant plus que nous avions demandé cette fréquence il y a des années et qu'il faut du temps. Il faut savoir, parce que les auditeurs peuvent se poser la question, "mais pourquoi finalement vous n'êtes pas dans toute la France et vous n'étiez pas à Lyon" ? Eh bien, c'est parce que les fréquences sont attribuées par l'ARCOM, l'ex CSA, et il y a des procédures des process qui sont assez longues avant d'obtenir une fréquence. Là, cette fois-ci c'est chose faite nous débarquons à Lyon.

Le 29 janvier, 105.8 FM. Le slogan de Sud Radio c'est « Parlons vrai » qui était un peu au départ à l'image de RMC, c'est-à-dire une radio qui est proche du peuple, qui donne la parole aux auditeurs. Comment on fait justement pour arriver à l'équilibre entre le « Parlez vrai » sans tomber dans le populisme ?

Ecoutez, notre base c'est avant tout, vous l'avez dit, "Parlez vrai", et c'est d'être une plateforme avec une liberté d'expression très forte en contrôlant, évidemment, ce qui est dit. Mais c'est de s'ouvrir et c'est d'être capable de penser contre soi-même. Le journalisme, c'est ça et c'est ce que l'on fait principalement à Sud Radio : de penser contre nous-mêmes pour donner la parole à tout le monde, y compris des gens avec qui nous ne sommes pas d'accord. Et c'est ce que nous avons réussi, c'est ce qui plaît aujourd'hui, et vous l'avez dit, radio de proximité parce que nous sommes un peu aujourd'hui la radio du dernier kilomètre. Beaucoup de gens dans les territoires , mais également dans les villes, dans les quartiers, ne se sentent pas représentés dans les médias qui existent, et nous, aujourd'hui, nous sommes ce relais. Vous avez parlé de RMC qui a connu un franc succès dans les années 2000, qui connaît encore aujourd'hui un succès, mais qui n'a peut-être plus cette image qui aujourd'hui colle à Sud Radio, à cette radio vraiment de proximité, pour pouvoir donner la parole effectivement à tout le monde ,une parole beaucoup plus libre qu'ailleurs, où on ne va pas se faire une opinion avant d'entendre les gens.

Est-ce que l'appellation même de Sud Radio peut paraître un peu étonnante pour une radio généraliste nationale. Est-ce qu'à un moment donné vous avez éventuellement eu l'idée de changer de nom ou pas ?

Oui, nous y avons songé en se disant que c'est vrai et si nous voulons être une radio nationale peut-être faudrait-il changer de nom. Sauf que, évidemment, la notoriété de Sud Radio est déjà très forte, qu'elle est installée et qu'on ne change pas de nom comme ça et qu'il y a évidemment des risques. C'est la raison pour laquelle on a misé sur les contenus, pour que les contenus soient plus forts et qu'on se dise, en ayant le réflexe Sud Radio, en parlant de Sud Radio, en oubliant carrément le nom pour penser plutôt contenu, ce qui était donné par cette radio à entendre. Et c'est ce que nous avons réussi avec ce slogan du "Parlons Vrai" et aujourd'hui on oublie carrément. Et puis il faut l'avouer, Sud Radio c'est plutôt pas mal. Ça aurait été sans doute un peu plus compliqué si on s'était appelé Est Radio. Aujourd'hui, Sud Radio c'est à peu près 2 millions d'auditeurs par mois.

J'imagine que, comme vous avez une grille de programmes, vous avez des objectifs pour cette nouvelle année 2024 en termes d'auditeurs ?

Oui, c'est-à-dire que contrairement à beaucoup de radios qui perdent aujourd'hui des auditeurs, Sud Radio, depuis 5 ans, en gagne énormément chaque année. Donc l'objectif c'est de continuer d'avoir davantage d'auditeurs, d'audience, à la fois à travers la FM, en se déployant telle que notre arrivée aujourd'hui à Lyon, mais également sur l'ensemble des dispositifs numériques que nous avons... Parce que vous l'avez vu à travers notre chaîne YouTube, où il y a 850 000 abonnés, à travers l'ensemble des réseaux sociaux où nous sommes très présents. La radio ce n'est plus que du son, c'est aussi de l'image et il y a une transformation progressive en une chaîne qui est complète, c'est-à-dire passant du son à l'image avec, évidemment, aussi du texte et notre site internet. Donc l'objectif c'est de continuer de gagner de l'audience dans un paysage qui est quand même extrêmement complexe avec une concurrence très forte aujourd'hui.

Très bien merci beaucoup Patrick Roger d'avoir été sur le plateau de 6 minutes chrono et je le rappelle Sud Radio 35ème radio Lyonnais dès le 29 janvier sur 105.8 FM. Merci à tous et à très bientôt au revoir.

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