L'Autre Direct continue de dresser le bilan de la réforme des rythmes scolaires après une année de mise en œuvre. Ce mercredi, Yannick Le Du, instituteur et secrétaire départemental du SNUIPP, livre sa lecture de la réforme. S'il constate plus de fatigue, il la met plutôt sur le compte d'un nombre d'instituteurs trop peu élevé.
Pour Yannick Le Du, instituteur à Lyon et secrétaire départemental du SNU-IPP, la réforme des rythmes scolaire s'est perdue en chemin entre l'intention de base et la réalisation. "On avait dit les journées sont trop longues et les semaines trop courtes. Résultat, nous avons trois jours à six heures, huit demi-journées comme avant et 36 semaines comme avant. La seule chose qui a changé, c'est que nous avons cinq matinées. J'ai envie de dire tout ça pour ça", ironise l'instituteur. S'il convient que les matins sont plus propices aux apprentissages, il note que "pour les enfants, c'est plus de fatigue". Plus que l'application des rythmes scolaires, il déplore surtout le manque d'enseignants. "Dans le Rhône, nous sommes le 100e département sur 101 en terme de taux d'encadrement. Il nous manque 400 postes pour atteindre la moyenne nationale. Nous sommes un trou noir".
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