Le syndicat FO de la police municipale de Lyon critique la gestion des effectifs par la Ville et dénonce une baisse du nombre d’agents depuis 2013.
"Reconnaitre la vérité, c'est agir pour l'avenir". C'est par cette invective que se conclue le post X du syndicat Force ouvrière de la police municipale de Lyon. L'organisation dénonce en effet "une communication chaotique de la Ville de Lyon" sur ses effectifs. "On nous promet 400 agents, tout le monde a joué avec les chiffres pendant la campagne. Aujourd'hui, nous n'avons pas l'enveloppe nécessaire pour effectuer ces recrutements", plaide Bertrand Debeaux, policier municipal et secrétaire général FO Ville de Lyon qui souhaite revenir "au réel".
En se basant sur un article du média professionnel AEF, Force ouvrière explique que "la police municipale de Lyon est la seule parmi les 30 plus grandes villes de France dont les effectifs ont chuté." Sur ce document, on observe qu'entre 2013 et 2023, le nombre de policiers municipaux est passé de 333 à 291. Nos confrères d'AEF expliquent que ces chiffres sont tirés des données transmises par les communes au ministère de l'Intérieur.
— FO Police Municipale de Lyon (@fo_lyon) May 19, 2026
La fin d'une pénalité possible, la Ville de Lyon refuse
Face à ces difficultés, le syndicat revendique avoir proposé "une solution concrète pour renforcer l'attractivité de la police municipale lyonnaise." Celle-ci se concentre sur le "dispositif des 10 % de santé". Concrètement, cette pénalité s'applique sur le régime indemnitaire lors des arrêts maladie dans la fonction publique territoriale. Le syndicat FO Ville de Lyon et le Centre communal d’action sociale (CCAS) ont par la suite "obtenu un avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale" concernant l'application de ce dispositif. "Cet avis confirme que le régime indemnitaire des policiers municipaux relève d'un cadre dérogatoire spécifique. En conséquence, cette pénalité ne serait pas applicable aux policiers municipaux" explique le syndicat dans un document que nous avons pu consulter.
L'organisation en aurait ainsi informé la Ville de Lyon. Toujours selon FO police municipale, "la collectivité aurait choisi de ne pas mettre en oeuvre cette exclusion, estimant qu'une telle décision risquerait de créer une différence de traitement entre les différents agents municipaux". Une décision que déplore le syndicat : "Cette position constitue une occasion manquée d'ouvrir une réflexion plus large sur une mesure jugée injuste et socialement pénalisante. Le syndicat considère qu'exclure des policiers municipaux de cette pénalité aurait constitué un précédent important, démontrant qu'une grande collectivité peut utiliser les marges juridiques existantes pour protéger ses agents."
FO police municipale argue également que la suppression de cette pénalité "aurait permis à Lyon d'apparaître comme une ville capable d'innover socialement et d'assumer des choix cohérents avec ses engagements publics en matière de santé en travail et de justice sociale."
Contactée, la Ville de Lyon confirme "qu'elle est attachée à préserver l'équité de traitement pour l'ensemble des agents municipaux."
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