Naïs Pirollet tentera de ramener un deuxième Bocuse d’Or consécutif à la France lundi 23 janvier. ©Alexandra Battut

Remporter le Bocuse d’Or, l’objectif de Naïs Pirollet ce lundi à Lyon

Ce lundi 23 janvier la jeune candidate française au Bocuse d’Or tentera de rapporter un deuxième titre consécutif à la France. "Souvenir" culinaire, "innovation" et côté "artistique" seront au cœur de ses plats pour décrocher le graal.

À seulement 25 ans, Naïs Pirollet tentera de ramener ce lundi 23 janvier un deuxième Bocuse d’Or consécutif à la France. Invitée surprise de cette finale, la jeune cheffe sortie majeur de sa promotion à l’Institut Paul Bocuse ne masque pas son ambition de décrocher le Graal de la gastronomie. Si elle venait à s’imposer, elle succéderait au Lyonnais Davy Tissot, qu’elle accompagnait il y a un an et demi lorsqu’il avait mis fin à huit ans de disette française dans la compétition. 

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Depuis, la jeune femme originaire du Grand-Est a repris le flambeau de son mentor et qu’importe son statut de plus jeune candidate et de seule femme parmi les 24 équipes, elle a tout mis en oeuvre ces derniers mois pour s’imposer. Nous l’avions rencontré le 16 janvier lors de la présentation de l’équipe de France, elle nous avait alors livré son regard sur la gastronomie, son âge ou encore sa place de femme dans la compétition. 

Bachelière à 16 ans, major de l’Institut Paul-Bocuse, vous faites encore preuve de précocité en étant la plus jeune candidate du concours. C’est un handicap ou prenez vous cela comme un avantage ? 

J’ai 25 ans, mon âge c’est quelque chose que je n’ai pas choisi. Ma jeunesse m’apporte une certaine naïveté parfois, je me pose des questions que d’autres ne se posent pas ou qui ne font pas forcement partie des us et coutumes. Ma plus grande force c’est que j’ai appris à demander de l’aide en reconnaissant mon manque d’expérience. Mon plus gros apprentissage a été d’apprendre à dire mes besoins et demander de l’aide. 

Vous êtes aussi la seule femme présente en finale… La dernière et seule victoire d’une cheffe remonte à 1989, c’est une pression en plus sur vos épaules ? 

C’est une pression du regard parce que je sais que je vais être scrutée entre mon âge et le fait d’être la seule femme candidate. Dans la préparation ça n’a pas été une pression parce que personne ne m’a jamais mis dans une case parce que j’étais une femme. On ne m’a pas mis là parce que je suis une femme, j’ai toujours été accompagnée suite à mon travail. Mon équipe est là pour travailler ensemble, mais pas forcement parce que je suis une femme et que je représente quelque chose. C’est ça qui est beau. 

Nous avons réussi à en faire abstraction et cela montre à quel point nous sommes ouvert sur ça. C’est encore une question, mais les mentalités évoluent et il faut aussi prendre les choses en main, mais si nous voulons l’égalité il faut arrêter d’en faire un problème.

Quelle sera la clé pour séduire le jury ? 

Ce qui est bon dans la cuisine c’est le souvenir, la mémoire des goûts, du gratin de la grand mère, de la soupe de la maman. Il faut trouver comme appeler ces souvenirs au Bocuse d’Or en faisant de l’innovation, de l’artistique et en répondant à un sujet précis. Il faut aussi plaire à tous les pays, aux Etats-unis et au Japon on ne va pas manger la courge [l’une des épreuves consistant à travailler la courge, NDLR] de la même façon qu’en France. Nous avons notamment fait appel à des scientifiques de l’institut Paul Bocuse pour comprendre comment la courge est dégustée. 

L’une des épreuves consiste à préparer un plat pour les plus jeunes, vous partez avec un petit avantage…

En tant que jeune adulte mon enfance n’est pas très loin, donc j’espère que l’on a trouvé les outils pour leur plaire. La gastronomie c’est un art, mais elle peut aussi s’adresser aux enfants et les modeler pour plus tard. 

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