Bernard Bolze Autre Direct 14 janvier 2015
Bernard Bolze © Tim Douet

Prisons : “l’inculture conduit à cette barbarie” (B. Bolze)

Bernard Bolze est l’invité de L’Autre Direct. Le fondateur de l’Observatoire international des prisons (OIP) connaît bien l’état des prisons en France. Il était dans l’une d’elles le jeudi 8 janvier à 12h, lors de la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo.

Bernard Bolze a souvent travaillé avec les dessinateurs de Charlie Hebdo, qui ont offert des dessins pour les travaux de l’OIP. Il a aussi fréquenté la salle de rédaction attaquée le 7 janvier – “un lieu joyeux, de rigolade, mais aussi de travail”.

La prison “ne peut amener qu’à la violence”

Le fondateur de l’Observatoire international des prisons était dans une prison lyonnaise lors de la minute de silence, jeudi 8 janvier à 12h – “assez surréaliste dans la cour d’un établissement pénitentiaire”. Mais il ne faut “pas oublier que c’est dans ces lieux-là qu’on peut ressentir les effets du racisme”, insiste Bernard Bolze. “La prison”, déclare-t-il, est un “lieu qui ne peut amener qu’à la violence, qu’à la radicalité, toute forme de radicalité”.

Bernard Bolze dénonce notamment les budgets culturels réduits à peau de chagrin (notamment les bibliothèques) dans les lieux de détention : “On supprime les instruments de réflexion, on réagit par la répression là où il faudrait de l’éducation.” “Tout cela fabrique une sorte d’inculture qui conduit à cette barbarie”, conclut le fondateur de l’OIP.

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