Photo d’illustrationsidentielle. ET/

Débordements lors d'une manifestation de l'ultra gauche, le maire du 4e appelle à "l'apaisement" dans Lyon Cap'

À Lyon, en marge des résultats de l’élection présidentielle, des manifestants de l’ultragauche ont pris à partie la mairie du 4e arrondissement. Lundi 25 avril, le maire Rémi Zinck répond à Lyon Capitale.

Des feux d'artifice en direction de la mairie du 4e arrondissement de Lyon et des policiers pris pour cible. C'est ce qu'il faut retenir de la manifestation de dimanche 24 avril qui a rassemblé environ 200 militants de l'ultragauche au niveau de la colline de la Croix-Rousse.

L'affiche du second tour qui opposait le président sortant Emmanuel Macron (LaREM) et Marine Le Pen (RN) n'était pas du goût des manifestants qui, mécontents des résultats, se sont réunis place Colbert dans le 1er arrondissement. En criant "Lyon Lyon Antifa" et "Ni Macron, ni Le Pen", ils ont affiché une pancarte "À bas Macron, le Robin des bourges" en allumant des fumigènes.

Une banque saccagée

Si l'ambiance était calme au début de la mobilisation, des débordements ont très vite émaillé la soirée après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Des feux d'artifice ont été tirés par un petit groupe contre la mairie du 4e arrondissement tandis que la police a jeté des gaz lacrymogènes afin de disperser. Une banque a également été dégradée et des policiers ont dû parquer certains manifestants. Pour Rémi Zinck, maire du 4e arrondissement, " il faut condamner cette violence à l'égard d'un bâtiment public et d'agents qui étaient à l'intérieur, de bénévoles qui ramenaient pour la plupart les résultats à la Mairie. Je pense qu'il s'agissait plus d'un baroud d'honneur que d'une volonté de s'en prendre au bâtiment et aux agents, même si ces derniers ont eu peur".


"L'élection de Macron n'est pas une réponse pour eux qui relève d'une respiration démocratique. Nous sommes en apnée et il ne faut pas polémiquer davantage."

Rémi Zinck, maire du 4e arrondissement de Lyon.


L'édile poursuit et appelle au calme."Une grande partie des électeurs sont évidemment insatisfaits. Je suis moi-même dans cette situation. Mais cette colère doit se manifester dans les urnes pour les législatives. Gardons nos frustrations pour les exprimer démocratiquement plutôt que de s'en prendre à des bâtiments publics. L'élection de Macron n'est pas une réponse pour eux qui relève d'une respiration démocratique. Nous sommes en apnée et il ne faut pas polémiquer davantage. J'invite les gens à manifester dans les urnes plutôt que d'aller plus loin et d'entretenir un feu qui n'a pas lieu d'être, il faut prôner l'apaisement", a-t-il confié à Lyon Capitale.

Lire aussi : Présidentielle : une manifestation de l'ultra gauche dégénère à Lyon

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