Conseil municipal Gérard Collomb ministre de l'Interieur
© Tim Douet

Police de proximité : Collomb met en avant son expérience de maire

Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, le maire de Lyon et ministre de l'Intérieur évoque les prochains chantiers de la place Beauvau.

Au lendemain d'une nouvelle attaque terroriste en Angleterre, Gérard Collomb n'exclut pas que le gouvernement propose de nouvelles mesures législatives en matière de lutte antiterroriste, notamment sur "les fermetures de lieux de culte dont les fidèles inciteraient à la haine ou le filtrage pour les grands événements". C'est ce que le nouveau ministre de l'Intérieur déclare au Parisien-Aujourd'hui en France, dans une interview publiée ce lundi.

"On ne peut pas tolérer les discours qui appellent à "casser du policier""

Il parle aussi la mise en place d'une "police de sécurité quotidienne", qui évoque l'ancienne police de proximité, qui selon lui "avait été caricaturée". "Le rôle d'un policier, ce n'est effectivement pas d'être "baby-sitter". Mais qu'un policier travaille au contact de la population et avec les acteurs sociaux, c'est indispensable. Il faut, dans les quartiers, des gens qui soient là de manière régulière, qui entendent ce que les habitants disent, préviennent de basculements radicaux, soient en contact avec les directeurs d'école, etc. C'est une chaîne globale. Mon expérience de maire m'a beaucoup appris."

À une question relative aux "bavures" qui ternissent l'image de la police, il répond simplement : "La police, comme la gendarmerie, se doit d'être exemplaire. Vous ne pouvez pas être le représentant de la loi si vous ne l'incarnez pas. Je suis conscient de la retenue et de la force morale que cela demande au quotidien. (...) À l'inverse, on ne peut pas tolérer les discours qui appellent à "casser du policier"."

"Je suis d'un naturel confiant"

Enfin, sur un plan plus politique, Gérard Collomb élude l'affaire Ferrand qui pourrait peser sur les prochaines élections législatives. "Je suis d'un naturel confiant. Si je ne l'avais pas été, je n'aurais pas dit, il y a un an, qu'Emmanuel Macron avait quelques chances d'être élu président."

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