Dans plusieurs lycées de l'Est lyonnais, les parents d'élèves se mobiliseront ce lundi 27 avril. Ils dénoncent notamment des classes surchargées, un manque de personnel et des conditions d’apprentissage dégradées.
La colère monte chez les parents d'élèves des lycées Doisneau à Vaulx-en-Velin, Sembat-Seguin à Vénissieux, ainsi que dans d'autres lycées de l'Est lyonnais. Après des mobilisations en mars "restées sans réponses", le constat est sans appel : "Nous refusons que nos enfants évoluent dans des conditions où il est devenu structurellement difficile d’apprendre, d'enseigner et d'accompagner." Les responsables du mouvement dénoncent un "potentiel (...) sacrifié par des économies budgétaires insupportables."
Les annonces de dotations pour 2026 ont définitivement convaincu ces parents d'élèves de soutenir l'appel à la grève des équipes éducatives et annoncent des actions ce lundi 27 avril. Au lycée Doisneau de Vaulx-en-Velin, une opération "lycée vide" va être mise en place, quant à l'établissement Sembat-Seguin, la mobilisation prendra la forme d'actions de sensibilisation.
"1 000 élèves restés sans infirmière pendant des mois"
Parmi les problèmes mis en lumière, les nombreuses heures de cours non-assurées, le manque de remplacements des professeurs, ou encore des classes surchargées, ainsi qu'un accompagnement trop limité. "Nos lycées accueillent une majorité d'élèves issus de collèges REP+, et ont besoin de moyens
pour compenser les difficultés du territoire. À Sembat, 1 000 élèves sont restés sans infirmière pendant des mois. À Bron ou Rillieux ou Vaulx-en-Velin des postes de Vie Scolaire promis ne sont jamais pérennisés", précise le communiqué.
En outre, les parents d'élèves dénoncent également des dotations qui entrainent des sacrifices sur les besoins des élèves entre accompagnement ou spécialités artistiques. Ils s'étonnent aussi de "voir des milliers d'euros sortis du chapeau pour des projets de vidéosurveillance au sein de passoires thermiques, alors que nous manquons cruellement d'adultes pour accompagner nos enfants."
"Un mépris à l'égard de nos enfants"
Les participants de ce mouvement ont décidé de soutenir l'appel du Collectif des lycées en éducation prioritaire (CLEP) et réclament le classement de leurs lycées en Education Prioritaire "pour obtenir des moyens adaptés aux besoins et pérennes." Leurs autres revendications concernent le plafonnement des effectifs par classe, le remplacement immédiat de tous les personnels et le renforcement des pôle médico-social, ainsi qu'un suivi pédagogique cohérent assuré par "des équipes éducatives stables."
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