Le collège Molière (Lyon 3e) vient d’installer quatre brasseurs d’air pour lutter contre les fortes chaleurs. Un équipement qui ne fait pas l’unanimité.
C’est dans une matinée aux températures déjà très élevées que le collège Molière, situé dans le 3e arrondissement de Lyon, a dévoilé ses nouvelles installations pour lutter contre la chaleur. Quatre brasseurs d’air ont été installés (au plafond) dans deux salles de classe différentes de cet établissement public. Au total, 23 autres sont en expérimentation sur les 83 collèges publics de la métropole.
"Nous avons mis en place ces brasseurs d’air en priorité dans des établissements ancien comme celui-ci", indique Christophe Geourjon, vice-président de la Métropole de Lyon en charge des politiques de transition énergétique et de l’adaptation climatique. "Trouver des solutions dans des établissements scolaires est une priorité pour nous", explique-t-il à l'approche d'une semaine qui risque de voir le mercure atteindre les 40 degrés.

Un budget conséquent pour un faible rendement
Nous nous attendions à être rafraîchis en entrant dans la salle de classe, à en croire les dires du chef d’établissement, Florian Giunta : "les premiers retours sont plutôt positifs concernant les brasseurs d’air". Sur le terrain, la réalité est tout autre, avec un ressenti très étouffant. La chaleur humaine des élèves présents n’aide pas, certes. Mais les brasseurs, non plus. Il faut dire que le plafond est trop haut dans certaines salles pour rafraîchir les élèves.
Les thermomètres indiquent qu’il fait 32 degrés à partir de midi dans une des deux salles équipées. C’est quelques unités de moins qu’à l’extérieur, mais toujours "trop chaud" selon une enseignante pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

Au total, ces quatre installations ont coûté près de 5 000 euros. Un chiffre conséquent et un rendement peu concluant qui n’inquiète pas Christophe Geourjon : "l’objectif n’est pas de refroidir la pièce mais de donner un ressenti de fraîcheur. Le dispositif est aussi intéressant dans sa capacité à servir l’été comme l’hiver, puisqu’il peut baisser l’air chaud vers le sol lorsqu’il fait froid." À noter que des brasseurs d’air ont un coût bien moindre que des climatiseurs. C’est en partie pour cela que les brasseurs d’air ont été privilégiés dans l’expérimentation.
À quelques jours du brevet des collèges, les élèves seront-ils dans des conditions plus favorables à la réflexion ? Le chef d’établissement, Florian Giunta, affirme que son collège est "prêt" pour la période la plus importante de l’année.

Plus que faire baisser la température absolue, les brasseurs d'air font baisser la température ressentie. Moins chers que les climatiseurs, ils sont surtout beaucoup moins énergie près (dans un rapport de 10 à 20) et ils ne contribuent pas à réchauffer l'air extérieur...