Image d’illustration de la police judiciaire. (Photo Riccardo Milani / Hans Lucas via AFP)

Lyon : on en sait plus sur le déroulé de l'enlèvement de la famille d'un entrepreneur lyonnais

Par l'intermédiaire d'un rapport d'enquête rendu public par le Monde, on connait plus en détails les évènements qui ont suivis l'enlèvement d'une magistrate grenobloise et de sa mère.

Tout a commencé dans la nuit du 4 au 5 février dernier. Une magistrate grenobloise et sa mère étaient enlevées par un commando de ravisseurs. En échange des otages, ils réclamaient une rançon en cryptomonnaie à son époux, entrepreneur lyonnais, sans succès. Les deux femmes ont été retrouvées en début de matinée dans un box situé à Bourg-lès-Valence dans la Drôme. Cinq suspects avaient été rapidement arrêtés, dont deux en région lyonnaise, secteur dont ils étaient tous originaires.

Aujourd'hui, on en sait un peu plus sur le déroulé des évènements par l'intermédiaire de nos confrères du Monde, qui dévoilent des éléments tirés du rapport d'enquête, ce dimanche 26 avril. Le 5 février, cinq hommes armés d’un fusil à pompe s’introduisent dans la maison du couple, située dans la commune iséroise de Saint-Martin-le-Vinoux. Tentant de s'échapper, la magistrate est frappée à la tête et les deux femmes sont ensuite ligotées et séquestrées dans une voiture. Laissées sans surveillance dans un box de garage à Bourg-lès-Valence, elles parviennent à s'échapper grâce à l’intervention d’un voisin alerté par leurs cris.

Un commando lyonnais non-expérimenté

Les ravisseurs étaient originaires de Saint-Priest et de Décines Charpieu, tous âgés entre 17 et 20 ans, de quoi établir un profil commun, celui de petits délinquants. Pour preuve, la grande quantité d'ADN laissée par le commando sur les lieux de l'enlèvement. Mis en examen pour "arrestation, enlèvement, détention d’otages en bande organisée" et "participation à une association de malfaiteurs", ils ont été incarcérés dans l’attente de leur procès.

Selon Le Progrès, ils auraient été recrutés via un canal Télégram. Leur récompense, 20 % de la rançon, fixée à 6 millions d'euros en cryptomonnaie. Sans succès, puisqu'aucune somme d'argent n'a été versée. A l'origine du projet, un certain "Hermano", qui n'a pas encore été identifié. Il est soupçonné d'être à la baguette d'un autre enlèvement à Voiron (Isère), ainsi que deux repérages et tentatives, en janvier à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) puis en février à Grenoble.

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