L’individu qui aurait aspergé une femme de sperme à la Part-Dieu comparaît ce mercredi au tribunal pour des violences avec arme sans incapacité totale de travail (ITT). La victime demande que les faits soient requalifiés en agression sexuelle.
Les faits remontent au 9 août dernier. Vers 17h30, à proximité du métro de la Part-Dieu (Lyon 3e), une femme de 37 ans, qui venait de passer l’après-midi dans le secteur avec sa sœur, s’apprêtait à prendre seule le métro lorsqu’un homme se serait brusquement rapproché d’elle. L’individu se serait collé à la victime avant de projeter sur elle un liquide qui a coulé sur sa fesse et sa jambe.
Les analyses effectuées ont confirmé qu’il s’agissait de sperme. L’homme, âgé de 39 ans, a rapidement été identifié et a reconnu les faits aurait expliqué avoir utilisé une seringue pour faire cela.
La victime demande une requalification en agression sexuelle
L’affaire doit être examinée ce mercredi par le tribunal correctionnel de Lyon. L’homme est poursuivi pour violence avec arme (seringue) sans incapacité totale de travail (ITT). Une qualification que la victime conteste. Selon les informations du Progrès, son avocate doit demander une requalification des faits en agression sexuelle, ce qui pourrait condamner l’homme à une peine de cinq ans d’emprisonnement (contre trois ans pour la qualification actuelle) et une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Deux mois après les faits, la victime reste profondément marquée par l’agression.
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