L’entreprise automobile Linamar est touchée par un mouvement de grève de la part de la majorité de ses salariés.
L’équipementier automobile canadien Linamar est touché par un mouvement de grève. Le siège français, situé à Saint-Chamond (Loire), voit la majorité de ses 160 salariés faire grève depuis mardi 16 juin. Les grévistes réclament un treizième mois, une prime exceptionnelle et des revalorisations salariales.
Selon les chiffres de Force ouvrière (FO) et de la CGT, repris par Le Progrès, ils seraient "130 à 140 sur les trois équipes à faire grève". Ils étaient en tout cas une cinquantaine présents devant le site de Saint-Chamond mardi dans la journée.
Tout a commencé il y a quelques semaines, lorsque les employés de Linamar ont demandé le versement d’un treizième mois en guise de prime. Une demande refusée par la direction. Les salariés ont alors décidé d’engager un bras de fer dans les négociations. Leurs revendications sont désormais connues : le versement d’un treizième mois, une augmentation de 3,5 % des salaires ainsi qu’une prime de 1 000 euros.
La direction de Linamar n’a pas encore entièrement répondu à ces revendications. Sa dernière offre comprend une prime de 800 € et une augmentation salariale limitée à 2,8 %. "Il y a un vrai problème de redistribution des richesses dans cette entreprise. L’année dernière, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros. Et pourtant, il y a toujours des inégalités entre les cadres et les autres salariés", avance Thomas Balijon, représentant syndical FO. Il dénonce également le comportement de la direction au début du mouvement : "Ils entraient dans l’entreprise sans nous regarder."
Contactée, la direction de Linamar n’a pas répondu à nos sollicitations concernant la grève en cours.
En tout cas, la position des grévistes ne changera pas tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Affaire à suivre.
