Les bons beaujolais nouveaux des Pierres Dorées

"La petite Toscane" française ambitionne de devenir une dénomination vinicole propre au sein l'appellation socle Beaujolais. Objectif affiché : monter en gamme pour les vins de garde.

Beaujolais Pierre Dorées
©Tim Douet

On dit de lui qu’il est l’un des plus beaux vignobles de France. Avec ses villages teintés d'ocre qui jouent avec les reflets du soleil, ses arrondis parfaitement dessinés, entre collines vineuses et vallées serpentines, ses petites routes sinueuses qui vous emmènent d'un village à l'autre et où, parfois, la nature a été transformée en tableau de maître. Les troublantes ressemblances avec le Val d'Orcia, dans la province de Sienne, et ses collines argilo-calcaires, l'ont naturellement révélé comme "la petite Toscane beaujolaise".

Meilleure image

Si le vocable "pierres dorées" correspond depuis belle lurette à une aire géographique délimitée – le "Pays des Pierres Dorées", que l'office de tourisme éponyme s'efforce sans cesse de mettre en valeur –, il ambitionne aujourd'hui de devenir une appellation viticole spécifique au sein de l'AOC Beaujolais. Pour être exact, on parle de dénomination géographique complémentaire qui vient s'accoler à l’appellation existante. L'objectif est de faciliter l'identification d'un terroir particulier. Il s'agit en quelque sorte une AOC de zone. "Le but est de monter en gamme de manière générale et de faire face à la mauvaise image du beaujolais nouveau, plus particulièrement, même si la presse en parle en mieux depuis deux ans" explique Manon Bertrand, permanente de l'Organisme de défense et de gestion (ODG) Beaujolais, une association de producteurs. Si le projet est dans les sceaux depuis 2013, le Beaujolais a très officiellement déposé, il y a quelques mois, son dossier de candidature à l'Inao, qui délimite les zones de production et de protection des terroirs. "Les producteurs doivent nous faire la démonstration des spécificités des vins issus de ce secteur spécifique des « Pierres Dorées », par rapport à ceux de l'AOP Beaujolais, et du lien entre ces spécificités, les caractéristiques du milieu naturel de ce secteur et les pratiques des professionnels" indique à Lyon Capitale Noham Bekhiekh, chargé de communication à l'Inao.

Faire comme dans les crus

Les "Pierres Dorées" font étalage de leurs sols typiques. De manière dominante, ils sont typiques issus de marnes ou de calcaires durs de l'ère secondaire. Ce sont les argilo-calcaires. Les vins sont fins, légers, le calcaire apporte au vin une touche de dureté agréable. Ce sont des terres bien drainées par les cailloutis et par la pente. "C'est aussi le terroir de prédilection des blancs" explique Pierre-Marie Chermette, l'une des figures de proue de ce beaujolais des Pierres Dorées. Et, dans une petite partie, plus au Sud-Ouest, on trouve des sols de granit et de schiste qui donnent des vins plus fins, qui permettent plus de garde. "L'idée, poursuit Manon Bertrand, c'est d'avoir de l'élevage pour monter nos vins en gamme. En principe, les vins sont élevés jusqu'au 1er janvier, c'est une obligation. Nous, en Pierres Dorées, on va pousser jusqu'au 15 mars, minimum, comme ce qui se fait dans les crus. On pourra préconiser le fut de chêne pour les blancs (ou l'acacia) mais on ne veut pas non plus standardiser les vins. L'idée est d'avoir plus de rondeur dans les tannins sur quelque chose de frais, ce qui permettra plus de complexité aromatique et de finesses en bouche."
L'organisme de gestion et de défense su Beaujolais a proposé que 48 communes puissent faire valoir la marque "Pierres Dorées". Soit une superficie comprise entre 1 500 et 2 000 hectares (entre un quart et un tiers de l'appellation Beaujolais), comprise entre Rivolet à l'Ouest, la Saône à l'Est, L'Arbresle au Sud et Saint-Julien au Nord. "L'idéal serait de faire des villages dans ces Pierres Dorées" se plaît à imaginer Manon Bertrand.
L'instruction par l'Inao de cette mention valorisante « Pierres Dorées » est de trois ans minimum. À cette date, les vignerons sélectionnés qui respecteront les critères définis pourront apposer sur leurs étiquettes "Beaujolais des Pierres Dorées". Pour l'heure, une dérogation est accordée (de nombreux viticulteurs impriment déjà la mention sur leurs bouteilles) car le dossier est en cours d'instruction.

Quelques bonnes bouteilles à boire

Il ne faut pas tant y voir des happy few, pour reprendre Stendhal, mais plus d'un échantillon représentatif de ce qui se fait dans ce Beaujolais, dans toute sa richesses et sa diversité.

Les "anciens"

Pascal Chatelus - Saint-Laurent-d'Oingt - Domaine Chatelus

De belles vignes de plus de quarante ans qui livrent beaucoup de tanins à la fois frais et gourmands. Des vins fidèles à ce qu'on peut attendre du gamay.

Alain Chatoux – Sainte- Paule - Domaine Alain Chatoux

"Qui boit du Chatoux, reste debout" peut-on lire dans le caveau de ce vigneron des hauts du Val d'Oingt (nouvelle commune née de la fusion du Bois-d'Oingt, de Oingt et de Sainte-Paule). L'homme a fait ses classes avec Yves Gangloff (le rocker de Condrieu et de Côte-Rôtie dont les vins s'arrachent). Des vieilles vignes qui pinotent mais fraîches comme un beaujolais.

Henri et Bernard Girin – Saint-Vérand - Domaine Girin

Deux frères aujourd'hui aidés du fils d'un des deux. Et un terroir du Razet qui ne cesse de faire parler de lui. Adossé à la colline, les raisins y sont séchés par le vent et murissent au soleil donnant un vin de plaisir. Il faut aussi goûter leur beaujolais nouveau primé Grande médaille d'Or.

Père & fils

Domaine de la Croix de L'Ange - Morancé - André et Mathieu Sacquin

Mathieu Sacquin, représentant la sixième génération de vignerons de ce domaine construit bicentenaire connaît, bien les vignes. Les vignes du président du syndicat agricole de Morancé ont exposées sud-est bénéficiant ainsi d'un ensoleillement maximal. Son Plaisirs des Pierres Dorées se montre subtil et élégant.

Robert et Manuel Perrin – Ternand - Domaine de Milhomme

Les vignes, de cette propriété viticole dont les origines remontent XVIe siècle, sont situés sur les coteaux escarpés de Ternand aux limites du secteur des Pierres dorées. Les pentes de 20 % à 50 % et leur exposition font ressortir le parfum de fruits rouges et la typicité du terroir avec des vins solaires et complexes.

Jeunes vignerons

Antoine Viland - Létra - Domaine Antoine Viland

Un adepte des macérations longues, des grappes entières et d'un élevage de six mois en fût qui approche de l'indépendance vigneronne puisque la majeure partie de sa production est vendue en bouteilles.

Sylvain Brondel – Anse - Domaine des Crêtes

Sylvain Brondel représente la cinquième génération de vignerons de la famille. Et de préciser que depuis 33 ans, les vins du domaine ont raflé pas moins de 56 médailles et 18 citations dans le Guide Hachette des meilleurs vins de France depuis 1990.

Femme

Domaine du Bois Dieu – Liergues - Chantal Baratin

C'est un domaine viticole de dix hectares entre les mains de la famille Baratin depuis trois générations. En 2003, David, le fils de Chantal, qui dirige le domaine depuis 2008, s'occupe de la vinification. Son beaujolais vieilles vignes (parcelle d'un hectare, vignes de soixante-dix ans) a été récompensé à l'issue des Trophées des Pierres Dorées.

Bio

Patrice Arnaud – Saint-Germain-sur-l'Arbresle

On dit de ses beaujolais qu'ils sont de très belle tenue. Certifié bio depuis 2012, le vignoble donne des vins fruités et gourmands et "laisse la parole au sol et produire des vins de grandes expressions".

Caroline et Jacques Charmetant – Pommiers

Jacques Charmetant s'est reconverti deux fois. Une première fois en 1996, quand à 38 ans, il quitte décide de changer de métier pour devenir vigneron et une seconde fois en 2012 quand son petit vignoble de quatre hectares passe en bio (raisins et vins). Beaujolais élégants et structurés.

Christian Vivier-Merle - Theizé - Domaine du Marquison

Le maire du petit village de mille habitants n'en a pas oublié son vignoble qui produit notamment le Clos de Rapetour, issu d'un terroir de marnes fossiles et calcaires à gryphées, élevé six mois en foudre de chêne. Un beaujolais de caractère.

Méthode bourguignonne

Cave dans le Beaujolais
©Tim Douet

Jean-Pierre Rivière – Lachassagne - Domaine Jean-Pierre Rivière

Une très ancienne famille de vignerons des Pierres Dorées qui privilégie les vinifications bourguignonnes (les raisins sont triés puis égrappés avant d'être mis en cuve cinq semaines avant de finir en fûts). Le Fût de Chêne, justement est très équilibré.

Jean-Paul Brun- Charnay - Domaine des Terres Dorées

"Le charme d'un grand beaujolais, c’est qu'on peut facilement vider une bouteille sans s'en rendre compte." La maxime de Jean-Paul Brun a été vérifiée lors de notre dernière visite, chez lui, à Charnay. Autour de la cuvée L'Ancien Le Buissy 2015 : dense, suave, fin et structuré. Un vin de soif, dans sa plus belle appellation. Un vin qu'on prend plaisir à partager. Un vin de vigneron. Car s'il est un beaujolais d'auteur, un vin-signature, c'est bien celui de Jean-Paul Brun. "Tombé tout petit" dans la cuve, ce fils de viticulteur (passé d'une cave coopérative à son propre compte) a trente-huit vinifications à son actif. Des vinifications pour le moins atypiques, car Jean-Paul Brun a laissé la méthode beaujolais traditionnelle (macération semi carbonique) pour sa cousine bourguignonne. "Pour résumer, j’ai une table de tri, j'égrappe et après je fais une cuvaison d'approximativement trois semaines à un mois." Et utilise les levures indigènes, présentes sur la peau du raisin, pour "plus coller au terroir". Jean-Paul Brun redonne au Beaujolais toutes ses lettres de noblesse. En particulier les blancs, magnifiques, qui pourraient faire oublier les beaujolais rouges, très réguliers, gourmands et magistralement fruités. Jean-Paul Brun réalise des vins dans un style naturel. Les sols sont labourés à la charrue, le cuivre et le soufre sont préférés à la chimie pour préserver les vignes. Les vendanges sont manuelles, En cave, le raison fermente avec ses propres levures, issues du terroir. Bref, au-delà d'être un précurseur, Jean-Paul Brun fait partie de l'élite des vins du Beaujolais.

La coqueluche de Ducasse

Jean-François Garlon – Theizé - Domaine Garlon

Si les vins du domaine sont un peu "technos", techniquement bien faits, ils n'en restent pas moins expressifs. La cuvée Réserve, puissante, structurée et complexe (fruité, floral, épicé et minéral), véritable vin de garde, se retrouve sur la carte des vins des restaurants étoilés d'Alain Ducasse.

Icône

Pierre-Marie Chermette – Saint-Vérand - Domaine du Vissoux

Racés. C'est le mot qui vient à l'esprit quand on évoque les vins de Pierre-Marie Chermette. Un doux et passionné, né au milieu des vignes dans l'exploitation familiale implantée dans le lieu-dit Le Vissoux depuis le XVIIe siècle. "On veut vinifier le plus naturellement possible, être au plus près du raisin" explique cette figure de proue du Beaujolais. En d'autres termes, au Vissoux, la logique est très peu interventionniste.Travail mécanique des sols dans toutes les parcelles mécanisables ou enherbement des vignes, maîtrise des rendements par des tailles courtes de la vigne, vendanges manuelles à pleine maturité des raisins, tris successifs de la vendange à la vigne et, lors de l’encuvage, passage systématique sur la table de tri. Bien évidemment, Pierre-Marie Chermette n'utilise aucune levure chimique, "pour préserver les levures naturelles et la spécificité de chaque terroir", ne chaptalise pas ou très peu (ajout de sucres). Les vins, assemblés par Pierre-Marie Chermette et Jean Solis - grand dégustateur et "Nez d'Or" en Suisse -, ont du corps, à la limite de l'abîme, sont fruités et gourmands. Et surtout d'une régularité exemplaire. Les vins du domaine du Vissoux, écrit la Revue du Vin de France (RVF) dans son Guide ses meilleurs vins de France 2018, "ne comptent pratiquement aucun équivalent tant leur profondeur et leur définition les placent au-dessus du lot". Les Griottes est typique des beaujolais : gouleyant, fruité et d'une rare fraîcheur avec un côté acidulé. Pour des vins plus denses, on ira vers le Coeur de Vendanges, une cuvée de vieilles vignes puissante et riche, avec une bouche longue et suave.

Quant à la réputation des son beaujolais nouveau, elle est telle qu'elle fin,irait presque par par faire de l'ombre aux autres vins.

Atypiques

Olivier Bosse-Platière – Lucenay - Domaine du Loup

Issu d’une grande et durable famille de vignerons, Olivier Bosse-Platière est l’archétype de l’atypique. Un peu pionnier dans le sud Beaujolais puisque chassant sur les terres bourguignonnes. C'est lui qui s'est battu au sein de l'Association des producteurs de bourgogne en Beaujolais (APBB), qui regroupe 125 caves particulières et la quasi totalité des 18 caves coopératives du Beaujolais, pour que le Beaujolais soit de nouveau accepté au sein de la Grande Bourgogne (historiquement, il en fait partie). Olivier Bosse-Platière est donc une figure qui compte. Gros producteur de très bons bourgognes dans son Château de Lachassagne et un beaujolais Pierres Dorées soyeux et gourmand à souhait dans son domaine de Lucenay.

François d'Haene bat le record du GR20
©Des Bosses et des Bulles

François d'Haene - Domaine du Germain

Parti le 1er septembre à 18h30 de Chamonix, il est revenu 19 heures et 1 minute plus tard, à son point de départ, les yeux gonflés par le sommeil et la fatigue après avoir couru 167,5 kilomètres et 9 457 mètres de dénivelé positif. Un tour du mont Blanc à la vitesse canon de 8,8 km/h, que les bons randonneurs font habituellement en une semaine. Ce 1er septembre, François d'Haene, 32 ans, remportait l'Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), la course d'ultra-trail la plus mythique de la planète. Dix jours plus tard, il était dans les vignes pour débuter les vendanges de son petit domaine de 4,5 hectares à Saint-Julien (3,5 ha sur les communes de Saint-Julien et Blacé et, depuis 2014, 1,1 ha à Chénas). Exploitée avec son épouse en culture raisonnée et vinifiée selon la méthode beaujolaise. Et il n'est pas rare de le voir, juste après une course, faire déguster ses cuvées que les trailers (et pas que) s'empressent d'acheter - avec un autographe de leur coqueluche en prime. "C’est sûr que le fait d'être désormais un peu connu m'aide un peu à vendre. Je m'en sers, oui. On fait des années spéciales, avec des étiquettes spéciales, des coffrets trail (UTMB, Diagonale de la Réunion, Hong Kong, etc.)." Le domaine du Germain vend, en direct, 15 000 bouteilles par an. "Le vin, c’est comme une deuxième passion. Certaines personnes ne comprennent pas que je boive un ou deux verres de vin par jour... Ils vont même jusqu'à penser que c'est de la publicité mensongère. Moi, j'aime le vin, c'est du plaisir. Je ne vais pas non plus m’interdire de boire un verre la veille d’une course. L'inverse serait d'ailleurs même peut-être plus pénalisant."

Culture raisonnée

Annick et Jean-Yves Sonnery - Bagnols - Domaine de Baluce

Une toute petite production (20 000 bouteilles/an), une vinification traditionnelle et l'amour du travail bien fait. "Le gamay est un cépage fragile, qui demande de petits rendements, des vignerons consciencieux et passionnés." À la mise en bouteille, une filtration douce sur terre et un ajout minimum de SO2 respectent le caractère du vin et lui permet de parfaitement évoluer.

Denis Chilliet – Denicé - Château de Buffavent

On dit de Denis Chilliet qu'il est très bon vinificateur. En témoigne son Vieilles Vignes : concentré, rond et fondant, avec un joli potentiel de garde. Denis Chilliet attache beaucoup d'importance à la valorisation du terroir en effectuant un travail du sol réfléchi et un enherbement maîtrisé. Les rendements assez faibles.

Bernd Bachhausen – Cogny - Domaine de la Fond Moiroux

Les origines du domaine de six hectares planté sur les collines de Cogny remontent à 1789. Le couple luxembourgeois l'a repris en 2008 pour "réveiller du sommeil la belle au bois dormant". La vigne est partiellement enherbée, la lutte raisonnée privilégiée et la récolte manuelle. La petite parcelle Le Chant Perdrix (protégé par un bois qui donne aussi abri aux perdrix sauvages contre leurs prédateurs) donne un beaujolais éponyme puissant.

Vincent Fontaine - Pommiers - Domaine de La Rocaillère

Chez les Fontaine, on est viticulteur de père en fils depuis... dix générations. Pas moins de huit cuvées, dont la Coup de Foudre, élevée en barriques de chêne huit mois et surtout un blanc aux jolies notes florales et de pêche.

"Vigneron de l'année"

Nicolas Romy – Morancé - Domaine Nicolas Romy

"Plaisir du vin, terre vivante". Telle est la devise du domaine et aussi la charte de Terra Vitis. Nicolas Romy a été élu "Vigneron de l'année" aux Trophées de la gastronomie et des vins 2008 organisés par les Toques Blanches Lyonnaises. Son Vieilles Vignes Les Pierres Dorées est fin au nez et soyeux en bouche.

Terra Vitis

Didier Roudon – Létra - Domaine du Charveron

L'adjoint l'urbanisme de Létra est aussi "un des bons viticulteurs des Pierres dorées", dixit Pierre-Marie Chermette, l'un des papes du beaujolais. Les macérations longues et le foulage des cuvées qui donnent des beaujolais de garde.

Château de l'Éclair – Liergues

Propriété de la Sicarex, centre de recherche viticole et oenologique du beaujolais, le Château de l'Éclair produit des vins techniques, régulièrement récompensés dans les concours. Le millésime 2015 est particulièrement notable.

Domaine de Roche Catin – Bully - Florence et Gabriel Devay

Un domaine récent (la première vinification date de 1955) amis dont les vins sont très expressifs. Roche Cattin, entre silex et schiste, ces deux parcelles donnent des raisins millerandés qui laissent augurer de belles perspectives de vinification. Mention pour Les Vieilles Vignes, élevé douze mois avant sa mise en bouteille.

Domaine du Rotisson – Saint-Germain-sur-l'Arbresle - Didier Pouget

Un beaujolais très terroir élaboré sur de vieilles vignes et grâce à un mode d'élaboration à l'ancienne : l'élevage en fût de chêne. Cuvées à découvrir : le beaujolais Cuvée Prestige vieilles vignes, rond et équilibré, avec une garde de trois à quatre ans.

Cave coopérative

Oedoria – Theizé/Liergues

Les caves coop' n'ont pas la cote ? Allez donc goûter le rouge l'Accord Majeur, très équilibré, ou la cuvée l'Exception, très représentatif du beaujolais, structuré et élégant. Quant aux blancs, la Réserve particulière est rond, frais, minéral avec des touches citronnées.

 

Fiche d'identité du Beaujolais des Pierres Dorées

· 48 communes
· entre 1 500 et 2 000 hectares
soit entre 18 % et 37 % de l'AOC Beaujolais
· entre 6,1 millions et 13,3 millions de bouteilles
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1 commentaire
  1. vieux caladois - 22 novembre 2019

    Félicitations pour cet article très documenté qui nous fait la surprise, dans sa seconde partie, d'établir un guide des producteurs concernés ! Sans être géologue, on se rend compte, en se promenant dans les vignes, que la consistance du terrain est différente de celle, que nous appellerons par convention, du Beaujolais-nord ; de même, en le dégustant, on constate une légèreté différente des vins du nord de région. Bien sûr la mode du Beaujolais nouveau y existe aussi mais ce n'est pas la finalité puisque les vins des Pierres dorées sont dégustables après avoir fait leurs Pâques

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