Assemblée nationale, juin 2017 © Tim Douet
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Législatives à Lyon : qui veut encore être député ?

Longtemps considéré comme l’aboutissement d’une carrière d’élu local, le mandat de député connaît aujourd’hui une crise des vocations.



À l’exception de Gérard Collomb, finalement recalé par la macronie, les grandes figures de la vie politique lyonnaise se tiennent à distance des élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Obligés de choisir entre le local et le national depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats, les grands édiles boudent la case “législatives” qui a longtemps été l’une des plus prestigieuses dans le cursus honorum des hommes et femmes politiques. Laurent Wauquiez avait laissé planer le suspense sur son éventuelle candidature en Haute-Loire pour bénéficier d’une tribune nationale au palais Bourbon. Il ne sera finalement que le suppléant d’Isabelle Valentin. Comme en 2017. Les exécutifs lyonnais ne seront pas non plus remaniés par les législatives. Grégory Doucet et Bruno Bernard ont simplement poussé leurs protégés respectifs : Marie-Charlotte Garin et Benjamin Badouard.


Aucun adjoint ou vice-président ne se présente. Nathalie Perrin-Gilbert, candidate en 2017 pour La France Insoumise face à Hubert Julien-Laferrière, n’a pas tenté de contester l’investiture à celui qui est repassé à gauche depuis. Chez Les Républicains, Pierre Oliver, le nouveau patron de la droite lyonnaise, n’a pas essayé de se tanner le cuir sur cette campagne où les circonscriptions ne l’incitaient pas, il est vrai, à la prise de risques. Philippe Cochet, président du groupe LR, s’est retiré dans la 5e circonscription pour ne pas voler au secours de la défaite. David Kimelfeld, ancien président LREM de la Métropole de Lyon, a décliné l’investiture qui lui était proposée dans la 2e circonscription. Fouziya Bouzerda, sans mandat depuis deux ans, fait l’impasse et tente de préempter les municipales de 2026. Les législatives ne font plus recette et souffrent d’une comparaison inédite avec les mandats locaux. “Nathalie Perrin-Gilbert s’éclate en tant qu’adjointe à la culture. Elle a plus de marges de manœuvre que si elle était dans l’opposition à l’Assemblée nationale”, interprète un élu LFI.

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