D'après une projection de l'Insee, 337 000 séniors seraient en perte d’autonomie en Auvergne-Rhône-Alpes en 2050. C'est 39% de plus qu'en 2021.
À l’horizon 2050, 2,8 millions de personnes auraient 60 ans ou plus en Auvergne‑Rhône‑Alpes. Parmi elles, 337 000 seraient en perte d’autonomie, soit un nombre en hausse de 39 % par rapport à 2021. C'est ce que révèle une nouvelle étude de l'Insee, relative aux projections de personnes âgées en perte d'autonomie : "Comme dans les autres pays européens, le vieillissement de la population s’amplifie en France métropolitaine, où la part des seniors ne cesse d’augmenter", indique le rapport.
En lien avec une croissance démographique plus forte, cette augmentation serait plus marquée dans les départements de l’est de la région, tels que la Haute-Savoie et la Savoie, aujourd'hui plus jeunes et moins concernés : "Les deux hausses les plus conséquentes de France métropolitaine concerneraient l’Ain et la Haute-Savoie (+68 %)", souligne l'Insee.
Malgré cette forte hausse, les départements de l'est demeureraient ceux où les seniors seraient proportionnellement les moins concernés, notamment la Haute-Savoie, la Savoie et le Rhône (entre 10 et 11% des 60 ans et plus). A l'inverse, la perte d’autonomie resterait proportionnellement plus répandue parmi les seniors des départements de l’ouest.
254 000 seniors en perte d’autonomie vivraient à domicile en 2050
Selon cette même étude, trois personnes en perte d'autonomie sur quatre vivront à domicile, contre un sur quatre en établissement : "Ce sont 216 000 seniors en perte d’autonomie qui vivraient alors à domicile", précise l'Insee.
"Ces projections conduiraient à une adaptation de l’offre en établissement, davantage orientée vers la perte d’autonomie sévère, nécessitant plus de soins et d’équipements", poursuit l'Insee. En raison du nombre de places disponibles, les établissements médico-sociaux seraient ainsi occupés à 90% par des séniors en perte d'autonomie sévère.
L'Insee précise que cette étude est une projection et non pas une prévision, puisqu'elle ne prévoit pas des facteurs exogènes comme les évolutions des politiques publiques ou les crises sanitaires : "Cette analyse prospective des projections de population de 60 ans et plus à l’horizon 2050, croisée avec des hypothèses sur la perte d’autonomie, permet d’identifier les zones de tensions futures et d’adapter la planification de l’offre médico-sociale", affirme l'Insee.
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