Suite à sa convocation au commissariat dans le cadre de l'affaire du collège Truffaut, la maire du 1er arrondissement de Lyon a été placée en garde à vue, ce jeudi.
Convoquée ce matin à 9h30, l'ancienne secrétaire au logement du PS, maire du 1er, est actuellement entendue par la police sous le régime de la garde à vue. Elle est interrogée dans le cadre de l'occupation du collège Truffaut (Lyon 1er) qui a dégénéré mardi soir 17 décembre. Dans un communiqué, le Gram, le mouvement politique auquel elle adhère depuis sa mise en congé du PS, a dénoncé "le traitement réservé à une élue qui n'a fait que demander une réquisition légale au maire de Lyon et au préfet suite aux demandes de parents et d'habitants révoltés par les expulsions sans relogement avec enfant en pleine période hivernale."
Incitation à la rébellion et complicité de violences envers les forces de l'ordre
Selon nos informations, la maire du 1er arrondissement pourrait être poursuivie pour "incitation à la rébellion" et "complicité de violences envers les forces de l'ordre". La police souhaiterait établir sa participation à l'affrontement entre militants du droit au logement et forces de l'ordre qui a eu lieu mardi soir. "Nous avions prévu de l'entendre sous le régime de la garde à vue, nous confie une source policière. Elle peut ainsi bénéficier d'un avocat."
Mardi soir, selon nos informations, Nathalie Perrin-Gilbert aurait incité à un mouvement de foule contre les fonctionnaires. "Nous avons eu une personne blessée par le jet d'une canette de bière, avec 3 jours d'ITT", nous confirme cette source policière.
Environ 200 personnes, militants du droit au logement et habitants du quartier avaient alors tenté, avec la maire du 1er, de forcer les portes de l'ex-collège Truffaut, mardi soir. Ils voulaient y loger à l'intérieur des sans-abris alors que le dispositif d’accueil d'urgence du Rhône ne peut les accueillir actuellement. Dans le cadre du plan froid, 160 nouvelles places ont été ouvertes lundi à Lyon. La préfecture prévoit d'en ouvrir 120 autres d'ici le 13 janvier.
Bien fait pour sa gueule !
Mais qu'est-ce donc que le GRAM, un mouvement politique qui ne pèse pas lourd, ou bien le GRAM - Groupement de Recherche en AMeublement ?
Disons qu'en étant du quartier, vous comprenez l'exaspération des habitants sur la question de l'avenir du collége .. qui semble 'taboue' pour la mairie centrale...alors pour une fois qu'une politique locale se bouge et s'implique!!. D'accord la méthode est discutable mais cela aura moins le mérite de faire bouger le sujet qui est à l'arrêt depuis 18 mois alors que de nombreuses propositions ont été faites ! Dommage qu'il faille en passer par là...