La cour d'assises de Lyon rejuge la "tête pensante" présumée d'un trafic de drogue des années 2000

Après douze ans de cavale, la cour d'assises spéciale de Lyon, rejuge Rachid Belayati pour trafic de stupéfiants en bande organisée.

Surnommé "tête d'ampoule", il était en cavale depuis douze. Rachid Belayati, considéré au début des années 2000 comme l'un des acteurs majeur du trafic de cannabis entre l'Espagne et la région lyonnaise, est rejugé lundi 13 septembre et mardi 14 septembre par la cour d’assises spéciale de Lyon, pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Le verdict est prévu mardi.

"On me voit comme porteur, ouvreur, si j’étais le patron je n’aurais pas fait ça, cette affaire ce n’est pas ce que les policiers veulent dire de moi", a déclaré l’accusé, au début de son procès. L’accusation lui prête le rôle d’organisateur principal d’un réseau d’une vingtaine de trafiquants, déjà jugés, à qui les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Lyon imputent neuf convoyages de cannabis entre 2002 et 2004, générant un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros. Rachid Belayati nie la réputation et le rôle majeur qui lui sont imputés dans le trafic.

Il avait été condamné en 2007 par défaut, à quinze ans de réclusion criminelle. Interpellé en Espagne en mars 2019, il a fait opposition du verdict. Selon l’enquêteur de la police judiciaire, entendu lundi matin, Rachid Belayati disposait "d’un palais sur quatre étages, estimé à trois millions par les autorités algériennes qui ont saisi le bien". Des investigations en Espagne et en Algérie ont révélé l’acquisition de résidences de luxe.

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