L’ascenseur valléen de Saint-Gervais, en Haute-Savoie. @CL

JO d’hiver 2030 : POMA veut décrocher plusieurs projets de remontées mécaniques dans les Alpes

À l’occasion de ses 90 ans, le groupe isérois POMA affiche ses ambitions pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Le spécialiste du transport par câble espère remporter plusieurs appels d’offres d’ascenseurs valléens.

POMA souhaite se mêler à la grande fête des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. À l’occasion des 90 ans de l’entreprise basée à Voreppe (Isère), son président, Fabien Felli, a détaillé les projets de transport par câble susceptibles de voir le jour dans les Alpes françaises. Le groupe isérois, spécialisé dans les remontées mécaniques, souhaite contribuer à améliorer l’accès aux stations et aux sites olympiques.

"C’est une fierté d’avoir les JO sur notre territoire. Ça représente la performance, l’excellence", souligne Fabien Felli. Le dirigeant voit dans cet événement l’occasion de développer des infrastructures adaptées aux besoins des habitants, des touristes et des spectateurs, tout en s’appuyant sur les équipements déjà existants.

Fabien Felli, président de POMA. @CL

La Plagne, un projet à plusieurs dizaines de millions d’euros

Parmi les projets envisagés, celui de La Plagne, en Savoie, est le plus avancé. POMA est candidat à l’appel d’offres pour la réalisation d’un ascenseur valléen reliant la gare SNCF à M La Plagne, avec un accès prévu vers la piste de bobsleigh. "Elle aura un débit intéressant et un fonctionnement quasiment urbain", explique Fabien Felli. Le projet doit encore passer par la procédure d’appel d’offres. POMA est en lice, mais le choix du constructeur n’a pas encore été arrêté. "On fera tout pour gagner", affirme son président. La décision est attendue au milieu de l’année 2027.

Le calendrier serait donc particulièrement serré, avec environ deux ans pour réaliser l’infrastructure avant les Jeux de 2030. Fabien Felli estime toutefois que ce délai reste réalisable. Le coût du projet se chiffrerait à plusieurs dizaines de millions d’euros. "Bien évidemment, il y aura quelques innovations, mais on préfère garder ça en secret pour le moment".

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Courchevel et Briançon également dans le viseur

La Plagne n’est pas le seul site sur lequel POMA souhaite se positionner. Le groupe évoque également un projet à Courchevel (Savoie), qui pourrait suivre une logique similaire, avec une liaison par câble destinée à faciliter l’accès à la station. Un troisième projet est envisagé à Briançon (Haute-Alpes). Il s’agirait de relier le secteur du Fort des Trois-Têtes, futur village olympique, avec une gare intermédiaire au niveau de la vieille ville. L’infrastructure pourrait également devenir un équipement touristique.

Fabien Felli précise toutefois que seul l’appel d’offres concernant La Plagne a été lancé à ce stade. Au total, les trois opérations potentielles s’inscrivent dans une enveloppe de 124 millions d’euros annoncée par l’État et la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour des projets d’accès liés aux Jeux.

POMA souhaite aussi mettre en avant le rôle des ascenseurs valléens. Le groupe prend pour exemple celui de Saint-Gervais, qui relie la gare SNCF du Fayet au centre du village. Ce type d’infrastructure illustre, selon l’entreprise, la possibilité de développer des mobilités plus adaptées aux contraintes géographiques des Alpes. "On ne fait pas les Jeux uniquement pour quelques semaines", résume le président en évoquant la volonté de durabilité de ces équipements.

POMA dispose déjà d’une expérience sur la scène olympique, notamment à Sotchi et en Chine, et prévoit également d’être présent à Salt Lake City. De quoi avoir des arguments solides pour décrocher l’appel d’offres des JO 2030.

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